C.-à-d. : quand le sort en est jeté (aléa jacta est
2. C.-à-d. : datis la partie hatttu du chemin (battu, adjectif employé substantivement), la plus boueuse et ejjoudrèe. — Enfondrant , c.-.i-d.
qut s'effondre.
}. Habillage. — De re et habille r ; voir page 67, note 5. Racccmmotlage, et familièrement replâtrage, peuvent rendre l'idce ici exprimée.
4. Le proverbe est connu. Appliqué ici, il prend le sens de : la vie ne vaut pas tous les soucis que Fou se donne.
5. Entendre : au moment oit l'on commence à faire son chemin, à être quelqu'un.
6. " Je n'achète pas à ce prix l'espérance. » Térence, Ailclpb., acte II, se. III, v. 11.)
.4Uer remus aqitas, alter tibi raJat arenas '.
Et puis on n'arrive guiere à ces avancements qu'en haz.irdant premièrement le sien * ; et je suis d'advis que, si ce qu'on a sutfit à maintenir la condition en laquelle on est nav et dressé, c'est folie d'en lâcher la prise sur l'incertitude de l'augmenter. Celuy à qui la fortune refuse dequoy planter son pied et establir un estre 3 tranquille et reposé, il est pardonnable s'il jette au hazard ce qu'il a, puis qu'ainsi comme ainsi 4 la nécessité l'envoyé à la queste 5. Et j'excuse plustost un cabdet de mettre sa légitime au vent, que celuy à qui l'honneur de la maison est en charge, qu'on ne peut voir nécessiteux qu'à sa faute. J'ay bien trouvé le chemin plus court et plus aisé, avec le conseil de mes bons amis du temps passé, de me défaire de ce désir et de me tenir coy;
Ctii sit conditio dukis sitie pulvcrc palmée * ;
jugeant aussi bien sainement de mes forces qu'elles n'estoient pas capables de grandes choses, et me souvenant de ce mot du feu chancelier Olivier, « que les François sembloient des guenons qui vont grimpant contremont un arbre, de branche en branche, et ne cessent d'aller jusques à ce qu'elles sont arrivées à la plus haute branche... «
Turf>e est, quod nequeas, capiti couviiilUre pondus. Et pressum inflexo tnox dare terga geitu t.
I. « Qu'une rame batte les flots, ■ l'autre le sable du rivage. •
"operce, III, m, 23.)