‹ Extraits de MontaigneChapitre 41 sur 353 · Chapitre XII. — De la constance · texte numérisé non relu

Chapitre XII. — De la constance

3. Rapsodie, dans le sens, que le mot a encore, de suite de propos dixers lousns ensemble un peu au hasard.

(^e n'est pas à tort que .Montaigne i'jiigne ainsi son œuvre.

4. C.-.i-d. d'après, selon nos « reigles ■• communes. — Dans l'ancienne I

]anr;ue, et particulièrement dans Montaif^ne, la préposition li prend les significations très diverses de de, en, pour, sur, selon. Souvent même elle e.?t purement explétive :

« servir à deux fois. » — Cf. à mon avis.

5. Voire. — De vcrum. Ce fut d'ahord voir, voire dans le sens de vrai (Joinville). Puis le neutre fut employé adverbialement et signifia vraiment. D'où le sens de même qu'il a ici et que nous lui donnons encore, surtout dans la locution voire mcnic. Voir page 64, note 2.

pour le recevoir, ne fust que de peur de laillir sa route ', et qu'il suffît de l'acconip^igner à son partement-. Pour moy, j'oublie souvent l'un et l'autre de ces vains offices, comme je retranche en ma maison toute cérémonie. Quelqu'un s'en oftence, qu'y ferois-je ? Il vaut mieux que )e l'otience pour une fois que à moy tous les jours > : ce seroit une subjection continuelle. A quoy taire + fuyt-on la servitude des cours, si on l'entraine jusques en sa tanière? C'est aussi une reiglc commune en toutes assemblées, qu'il touche > aux moindres de se trouver les premiers à l'assignation, d'autant qu'il ^ est mieux deu aux plus apparans de se faire attendre ".

1. .\V fût-ce que de peur de ne pas prendre sa route. — Faillir est employé activement, dans le sens de manquer, par plusieurs écrivains du XVI' siècle. « Le na\irc faillit la Sicile. » {Essais, III, 35.)

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