‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 188 sur 341 · BATAILLE DE COCHEREL · texte numérisé non relu

BATAILLE DE COCHEREL

tandis que les Anglo-Navar- | pour le roi de Navarre, quand

rais n'eurent pas moins de | cette ville fut confisquée par 800 combattants tués ou pris. | Charles V. à

EXTRAITS DE FROÏSSART.

de Sakenville, messires Joffrois de Roussellon, méssires Bertrans dou Franch et pluiseur aultre : petit. s'en sauverent, que tout ne fuissent ou mort ou pris sus le place. Geste bataille fu en Normendie assés’ priés de Coceriel, par un joedi, le seizieme jour de may, l'an de grasce mil trois éens soissante quatre.

(Ed. Luce, VI, 110, 117 ss.; livre I, ch. czv, czxx-cuxxn.)

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Sac de Limoges,

Au mois de janvier 1369, Charles V avait virtuellement rompu le traité de Brétigni et les hostilités avaient recommencé sur les frontières des possessions anglaises et françaises. Au mois d’août de l’année suivante, le duc de

Berri, second frère du roi

1. El quatre. M. Luce a montré, en s'appuyant sur des témoignages contemporains, que ce récit n’est pas aussi exact quil est dramatique.

Froissart l'a recueilli de la bouche d’un Gascon, le héraut Faucon, qui a beaucoup exa-

- géré l'influence qu'ont eue ses

NN. Et

compatriotes du parti français

sur l’heureuse issue de la jour-

née. Le captal fut pris (non dès le début de la bataille,

de France, parut avec une

armée devant la ville de Limoges (anglaise depuis Bréti-

mais à la fin seulement), non par des Gascons, mais par un écuyer breton, Roland Bodin.

Ce ne’sont pas non plus des Gascons, mais des Bretons, qui exécutèrent le mouvement tournant que Froissart a peu compris et place trop tôt, et qui.

prenant en queue iles Anglo- Navarrais, décida du sort dela journée. (Voy. Luce, B. du Guesclin, ch. xxv, et Froissart, tome VI, p. Lwr.)

NT GARDE HNOGES. qu

ni), dont l’évêque était entièrement dévoué à la cause Yrançaise. À l’instigation de celui-ci, les bourgeois ouvrirent les portes de la ville (22 août) au duc de Berri, qu, après y être resté quelques jours, y laissa une garnison de cent lancés. À la nouvelle de la reddition de Limoges, lé prince de Gallés entra en fureur et jura de se venger : accompagné du due de Lancastre, du comte de Cambridge, ses deux frères, et du comte de Pembroke, il vint mettre le siège devant la ville avec une armée de plus de 5 00( hommes. Désespérant de l'emporter de vive force, il en fait d’abord miner les remparts :

Environ un mois, et non plus, sist li princes de Galles devant le cité? de Limoges ; et onques n'i fist assallir ni escarmuchier, mès tousdis songnoit5 de se mine. Li chevalier qui dedens estoient et cil de le ville, qui bien savoient que on les minoit, fisent miner ossi a l'encontre d'yaus, pour ocire les mineurs englès ; mès il faillirent a leur mine. Quant li mineur dou prince, qui, tout a fait que il minoient, e opt ienf, furent au dessus de leur ouvrage, si disent au prince : « Monsigneur, nous ferons reverser quant il vous plaira un grant Pan dou mur ens es fossés, par quoi vous enterrés ® ens tout a vostre aise sans dangier?. » Ces parolles plaisirent

4. Non plus. Le siège de Limoges dura, non un mois, mais six jours seulement (14- 19 sept. 1370)

2. La cité, partie de la ville soumise à l'évêque, était différenté du châleau qui était resté fidèle aux Anglais.

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