‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 220 sur 341 · Plus grant.. de. Cf. p. 69, n · texte numérisé non relu

Plus grant.. de. Cf. p. 69, n

996 - EXTRUIS DÉ FROISSART. à desservy? Pour quoi nous tiennent il en servitude Et si venons tous d'un pere et d'une mere, Adam et Eve’. En quoi poent il dire ne monstrer que il sont mieux signeur que nous, fors par ce que il nous font äa gnier? et labourer ce que il despendent?. Il sont vestu de velours et de caïocas! fourés de” Fair “et de gris, ét nous sommes vestu de povres draps. IL ont les vins, les espisses et les bons pains, et nous avons le dille : le rEthits el le paille, et buvons l'aige. Il ont le sejour et les biaux manoirs, et nous avons le paine et le travail et le pleuve etle vent as camps, et faut que de nous vMegne et de nostre labeur ce dont il tiennent les eslas. Nous sommes appelé serf, et batu se nous n@ faissons presentement leur service, et si n'avons souverain à qui n0"s n0$,. puissions plaindre, né qui en vosist or ne droit Faire. Alons au lOW, il est Jovenes, et li remonstrons nostre servitude el

1. Eve. C'est aux mêmes idées que remonte le refrain populaire qui fut le eri de ralliement des révoltés : « Quand Adam bôchait et qu'Éve ulait, qui était alors gentilkiomme? »

cultiver (germ. w’idanjan) paître, puis successivement trouver sa nourriture, eulti ver, etc. Sur l'évolution ulté rieure du mot, voy. le Diet de Ilatzfeld et Darmesteter

On sait que des idées analogues avaient, dès le xn° siéele, remué les masses populaires en Normandie, Voyez les vers connus, et d'ailleurs souvent mal compris,de Wace : « Nos somes home come il sont », etc. (Rou, 6027).

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