‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 228 sur 341 · Eshidee. Eshider, ef-| Wardrob · texte numérisé non relu

Eshidee. Eshider, ef-| Wardrob

que elle fu reconfortee dou roy son fil, si com je vous.

diray en sievant. :

(£d K. de Lcttenhove, IX, p. 386 s8., 402 ss." Liv. Il, ch. cvret ExH). |

Épisodes du voyage de Froissart au midi de la France.

En 1358 les troubles de Flandre étaient apaisés et la reprise des hostilités entre la France et l'Angleterre, qu’on avait crue imminente !, indéfiniment ajournée. Froissart, : considérant, ditl, «que nulle espérance n'était qu'aucun fait d'armes se fit vers la Picardie et la Flandre », résolut d'aller se renseigner sur place, à l'autre bout de la France, au sujet d'événements qu’il n'avait pu connaître qu'imparfaitement et dont il devinait l'intérêt. Bepuis vingt ans, en effet, Français et Anglais n'avaient guère cessé de guerroyer dans la Guyenne, le Languedoc et le Rouergue; ils s'étaient aussi retrouvés souvent sur les champs de bataille de FEspagne et du Portugal durant les longues querelles entre les rois de Portugal? et de Castille. La cour de Gaston Phœæbus, comte de Foix5, était alors le rendez-vous de toutes les vaillautes épées d'en deçà et d'au delà des Pyrénées : Froissart pensa qu'il y trouverait- une lirge pâture pour sa curiosité, et il se mit en

1. Comme semblaient l'indi- | rêt de la France de soutenir en quer les armements des Fran- | Espagne l'adversaire des An-

çais à l’Écluse, sept. 1386. glais. Surces guerres, voy. Wal- 2. Jean [+ de Portugal avait | lon, Richard II, E, p. 276. épousé la fille du duc de Lan- 3. Gaston III, dit Phœbus,

çastre (158 ); il était de l'inté- | comte de Foix de 4543 à 4591.

ed .

VOYAGE DE FROISSART EN BÉARN. 305 route. Le récit de ce voyage dans le midi de la Frauce est peut-être, de toute sa chronique, la partie Ja plus vivante, la plus animée, et nous ne saurions trop engager les élèves à ne point se contenter des épisodes qu'ils trouveront ici, et que nous ne chercherons même pas, dans l'intérêt de la brièveté, à relier entre eux. « Si l'on veut connaitre, dit M. Aubertin, les habitudes d’investigation historique particulières à Froissart et aux chrontqueurs du moyen âge, ce qu'il y avait de fortuit, d'imprévu et d’aventureux dans ces recherches et ces enquêtes poursuivies sur les grands chemins, dans les auberges, au milieu des hasards et des fatigues d'un voyage, qu'on lise cet adnurable récit, d’une vérité si naïve et si frap- . pante, rempli d'incidents caractéristiques, de détails pittoresques, et qui nous donne un sentiment si vif des mœurs, des idées et de Ja civilisation du xiv° siècle. » (Hist. de La litt. fr. au m.äge, H, 254.)

En ce temps que j'emprins a faire mon chemin de aler vers le conte de Fois, pour tant que je ressoingnoie la diversitéf dupays ou je n'avoie jamais esté, quant je me fuis party de Carcassonne, je laissay le chemin de Thoulouse à la bonne main?, et prins le chemin à la main senestre et vins aMontroial et puis a Fougens et de la à Bellepuis, qui est la premiere ville de la conté de Fais, et de la à Masieres, et puis au fort chastel de Savredun 5, et de la vins a la bonne et belle

1. Diversité. CE: p. 204, n.5.| a. Pamiers, e. Saverdun) ; Ma-

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