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que jamays se fust ressoürs'; car ils ne e les nourris à sent seullement que a faire les folz en habillemens
et en parolles; de nulles lettres il£ n'ont congnoissance?, ung sage homme on ne leur met a l'eñtour; ik; ont des gouverneurs à qui on parle de leurs affai-
res, a eulz riens; ct ceulz la disposent de leurs affai-
res5. Et telz seigneurs ÿ 4, qui n'ont que treize livres de rente en argent, qui se gloriffient de dire: «Parlez a mesgéñis »,cuydans par céste parollé contrefaire les trés grans. Aussi ay je veu bien souvent leurs serviteurs faire leur prouffit d'eulx, ét leur donner bien a congnoistre qu'ilz éstoient bestes. Et si d’aventure quelc'un' s'en revient, et veult congnoistre ce qui luy appartient, c'est si tard qu'ilf ne sert plus
de gueres; car il fault noter que tous les hommes qui
jamais ont esté grans et faict grans choses ont com-
moyen âge et jusqu'au xvu* siè- | masculin durant tout le moyen
cle signifie souvent élever ; nourriture — éducation.
1. Ressours, participe passé de ressourdre (resurgére); Se ressourdre, se relever, 8e tirer d'affaire.
2. Congnoissance. Comines a souvent insisté sur la nécessité d'instruire les jeunes sei- gneurs. Il a écrit tout un tha- pitre (IT, 6) sur les avantages
que leur assure l'instruction et particuüliéremient l'étude de l'histoire.