Assemblees. « Après que les deux armées en furent ve
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de son armée (Commines dit qu'iln'avaitque 4000 hommes, et Olivier de la Marche, capitaine de ses gardes, affirme « sur Sa conscience » qu'il n'en avait pas 2000). De plus, il était environné de traîtres :
l'un de ses capitaines, le comte RES 7
CHARLES LE TÉMÉRAIRE, 385 toit de peu de gens, et mal en poinct, fut incontinent tournee en desconfiture, et tous mors ou en fuyte. Largement se sauverent : le demourant y fut mors ou prins, et entre autres y mourut sur lé champ le dit duc de Bourgongne : et ne veulx point parler de la maniere, pour ce que je n y estoie point! ; mais m'a esté compté de la mort du dit duc par ceulx qui le veirent porter en terre, et ne le peurent secourir pour ce quilz estoient prisonniers; mais 4 leur veue ne fut point tué, mais par une grant foulle de gens qui y survindrent, qui le tuerent et le despouillerent en la grant trouble sans 1e congnoistre. Et fut la dite bataille le cinquiesme jour de janvier, en l'an mil quatre cens soixante seize?, vigille des Roys.
J'ay depuis veu un signet5 à Millan que maintes foys avoye veu pendre à son pourpoinet, qui estoit
ung anneau, et y avoit ung fusil entaillé en ung ca-
de Campo-Basso, « homme de trés mauvaise foi et trés perilleus », dit Commines (ÎV, Ï), l'avait quitté, en laissant prés de lui « treize ou quatorze per:
sonnes qui lui seroient seurs, les ungz pour cominéncer la fuyte.. et les aultres qui auroient l'oeil sur ledict duc, s’il ‘uyoit, pour le tuer en fuyant ».
1. Point. Et péüt-être aussi parce que Louis XI n'était pas itranger à la trahison de Cam- >0-Basso, par les gens de qui il st probable que le ducfut tué.