‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 281 sur 341 · LS · texte numérisé non relu

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Et en effect, depuis la dite mort n’eurent jamais homme qui bien leur voulsist, de quelques gens qu'ilz se soient aidez. Et a semblé, a veoir leurs oeuvres, qu'ilz eussent le sens aussi troublé comme leur prince ung peu avant sa mort : car tout conseil bon et seur ils ont dejecté, et cherché toutes voyes qui leur estoient nuysibles; et sont en chemin que ce trouble ne leur fauldra de grant piece‘, ou au moins la crainte de y rencheoir.

Je seroye assez de l’oppinion de quelque autre que jay veu, que Dieu donne le prince selon qu'il veult pugnir et chastier les subjectz et aux princes les subjectz ou leurs couraiges disposez envers luy? selon qu'il les veult eslever ou abaisser. Et ainsi sur ceste maison de Bourgongne a faict tout esgal5 : car. après la longue felicité et grans richesses, et trois grans princes bons et saiges, precedans cestuy ey, qui avoient duré six vingtz ans‘ et plus en bon sens et“ vertu, 1l leur donna ce duc Charles, qui continuelle=« ment les tint en grant guerre, travail et despence, el | presque autant en temps d'yver que d’esté. Beaucoup de gens, riches et aysez, furent morts et destruictz par prisons en ces guerres. De grans pertes com

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