Plaisirs. On ne peut que
souscrire à ces réflexions, mais ce n'est pas dans la bouche de Commines qu'on s’attendrait à les trouver. Il est surtout piquant de voir le sire d’Argenton blämer les princes qui «ôtent aux uns pour enrichir les autres ».
3. Dans la syntaxe du moyen âge, deux sujets au singulier veulent le verbe au singulier
à l’ancienne prononciation, cst veve. L'f est due à l'analogi € de formes féminines comnit brieve, grieve, dontle masculif était brief, grief, et qu'on écti souvent au xv° siècle brice + Quant à veuf, il n’appa Fait qu'au xvr siècle et il € lui-même formé sur veve; à moyen âge on disait ‘le veve au masculin. E:
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qu'ilz auront persecutez, tant en leurs personnes que en leurs biens : cecy sera l'information, et leurs grans cri£ pour plaintes et piteuses larmes les presenteront’ devant Nostre Seigneur qui en sera le vray juge, qui, par adventure, ne vouldra attendre a les pugnir jusques a l'autfe monde, et les pugnira en cestuy Cy”. Donc fault entendre qu'ilz seront pugnis pour n'avoir voulu croyre, et pour ce qu’ilz n’auronteu ferme foyetcreance es commendemens de Dieu.
Ainsi fault dire qu'il est force que Dieu leur monstre de telz poinz5 et telz signes, que“ eulx et tout le monde croient que les pugnitions leur adviengnent pour leurs mauvaises creances et offences, et que Dieu monstre contre eux sa force et sa vertu, et sa justice; car nul autre n'en a le pouoir que lui en ce monde.
De prime face pour les pugnitions de Dieu ne sont point corrigez, de telle grandeur qu’elles soient, en tret de temps 5; mais nulle n’en advient a ung prince ne a ceulx qui ont gouvernement sur les affaires, ou sur ceulx qui gouvernent une grant communauté, que l'issue n’en soit bien grande et bien dan-