Ordonnances, toutes les dispositions qu'il avait prises
{pour que le pouvoir passät
sans secousse à son fils (et qui sont décrites dans le chapitre X, que nous avons omis)
qu'il avoit envoyee a Amboise a ce nouveau roy!. Et
pour ceste esperance qu'il avoit au dit hermite, fut
advisé, par certain theologien et aultres?, que on luy declareroit que en son faict n’avoit plus d’esperance que à la misericorde de Dieu, et que a ces parolles se
trouveroit present son medecin, maistre Jacques”,
en qui il avoit toute esperance et a qui chascun moys donnoit dix mil escuz, esperant qu'il luy allongeast la vie, afin que de tous pointz pensast en sa conscience et qu'il laissast toutes aultres pensees: ce qe feroit. Et comme il les avoit haussez, et trop à “coup eli$anS propos, en estatz plus grans qu'il ne leur appartenoit, ainsi prindrent charge‘ sans crainte de
dire chose a ung tel prince que ne leur appartenoit
pas, ny ne gardoient pas la reverence ne l'humilité qu'il appartenoit au cas, ne que eussent faiet® ses nourriz‘, ne ceulx que peu paravant avoit eslongnez de luy pour ses ymaginations’.
1. Roy. « Aprés envoya le chancellier et toute sa sequelle porter les seaulx audict roy sou fils. Lui envoya aussi partie des archiers de sa garde et capitaines, et toute sa vennerie et faulconnerie, et toutes aultres choses » (VI. 10).