‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 87 sur 341 · Ecot, Hte-Marne, arr: Ghau-| 5. Saint Jaque. Saint Jac · texte numérisé non relu

Ecot, Hte-Marne, arr: Ghau-| 5. Saint Jaque. Saint Jac

ont, c: Andelot. ques était regardé comme le 2. Louppi-le-Château, Meuse, | patron de ceux qui combattaient r. Bar, c. Vaubecourt. contre les Infidèles. Cette

3. Menoncourt, arr. Belfort, | croyance remontait à la légende

Fontaine. d’après laquelle cet apôtre était 4. Entrerent. Nous avons con- | apparu à Charlemagne pour

rvé cet accord dans « la plu- | l'engager à délivrer l'Espagne .

rt disent», etc. Gf.p.122,n.4. | des mains des Sarrasins.

ARE ST © EXTRAITS DE JOINVILLE

se vous cuidiiés que je ne mi oir n 1 eüssiens reprot vier!, je vous iroie querre secours au conte d'Anjou que je voi la en mi les chans. » Et je li dis : « Me sire Erars, li me semble que vous feriiés vostr grant oneur? se vous nous aliiés querre aide pou nos vies sauver, car la vostre est bien en aventure." Et je disoie bien voir, ear 1l fu. mors de cele bleceüre [demanda conseil a tous nos chevaliers qui la estoient et tuit li louerent5 ce que je li avoie loué; et quan il oui ce‘ ,il me proia que je li laissasse aler s) cheval, que je li tenoie par le frein avec les autres et je si fis. Au conte d'Anjou vint, et li requist qua me venist secourre moi et mes chevaliers. Uns riche ons qui estoit avec lui li desloua, et li cons d'Anjou dist qu'il feroit ce que mes chevaliers li requeroit son frein tourua pour nous venir aidier, et pluseu de ses sergens ferirent des esperons. Quant li Sarra zin les virent, si nous laissierent. Devant ces serge vint mes sires Pierres d'Auberive* : et quant il vit qu li Sarrazin nous eurent laissiés, 1l couru seur tot

À. Reprouvier (du thème de| 4. Quant il oui ce. Remarqu reprobare et du suffixe -arium), | l'hésitation d'Érart de Sivri reproche. Cf. p. 119, n. 5. aller chercher du secours.

2. Oneur. Cette locution si- | ne s'y décide que parce qu gnifie: « Vous feriez une chose | se sent blessé à mort. Ce pr qui vous. honorerait beau- | jugé chevaleresque se retrou COUP. » dans les chansons de geste

3. Louerent. Louer a pres-|a eu dans nos guerres pl que toujours, en ancien fran-| d’une fàcheuse conséquent çais, le sens de conseiller. Cf. 5. Aubherive, Haute-Marr cependant p.135, 1. 9. arr. de Langres.

BATAILLE DE MANSOURAR, . 4%

leint de. Sarrazins qui tenoient mon seigneur aoul de Vasnau , et le rescoui mout blecié.

La ou? j'estoie a pié, et mi chevalier aussi blecié ome 1l est devant dit, vint li rois a toute sa bataille, | grant noise et a grant bruit de trompes et de nacaies*, et s'aresta seur un chemin levé. Mais onques si el armé ne vi; car 1l paroït dessus toute sa gent dès es espaules en amont*, un heaume doré en son chief, ine espee d'Alemaigne en sa main. Quant il fu la aresés, si bon chevalier qu'il avoit en sa bataille, que je ous ai devant només, se lancierent entre les Turs. it sachiés que ce fu uns trés beaus fais d'armes, car

lus n'i tralioit ne d'arc

stoit li fereïs? de maces et d’espees des Turs qui tuit estoient meslé.

10ostre gent,

1. Tout plein forme une ocution adverbiale équivalente | € un grand nombre »; elle st encore usitée dans les paois de l'Est.

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