‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 155 sur 246 · Pcrrin: 1 vol. in-i2. — 1" édit., 1851; 12' édit · texte numérisé non relu

Pcrrin: 1 vol. in-i2. — 1" édit., 1851; 12' édit

2. Conclusion et dernières pages de l'ouvrage. Ici le résumé (cf. p. 275, n. 1) est, à lui seul, un chapitre d'histoire.

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Ferdinand le Catholique ; la noble élévation de son aïeule, Isabelle de Castille, à laquelle s'était mêlée la mélancolique tristesse de Jeanne la Folle, sa mère ; la valeur chevaleresque et entreprenante de son bisaïeul, Charles le Téméraire, auquel il ressemblait de visage; l'ambition industrieuse, le goût des beaux-arts, le talent pour les sciences mécaniques de son aïeul, l'empereur Maximihen, lui avaient été transmis avec l'héritage de leur domijiation et de leurs desseins. L'homme n'avait pas iléclii sous la charge du souverain. Les grandeurs et les félicités que le hasard de nombreuses successions et la prévoyance de plusieurs princes avaient accunmlées sur lui, il les porta à leur comble. Pendant longtemps ses qualités si dilférentes et si fortes lui permirent de suffire non sans succès à la diversité de ses rôles et à la multiplicité de ses entreprises. Toutefois, la tâche était trop immense pour un seul homme.

Roi d'Aragon, il lui fallait maintenir en Italie l'œuvre de ses prédécesseurs, qui lui avaient laissé la Sardaigne, la Sicile, le royaume de Naples, et y accomplir la sienne en se rendant maître du duché de Milan, afin d'enlever le haut de cette péninsule au rival puissant qui aurait pu le déposséder du bas. Roi de Castille, il avait à poursuivre la conquête et à opérer la colonisation de l'Amérique. Souverain des Pays-Bas, il devait préserver les possessions de la maison de Bourgogne des atteintes de la maison de France. Empereur d'Allemagne, il avait, comme chef politique, à la protéger contre les invasions des Turcs, parvenus alors au plus haut degré de leur force et de leur ambition ; comme chef catholique, à y empêcher les progrès et le triomphe des doctrines protestantes, n l'entreprit successivement. Aidé de grands capitaines et d'honmies d'État habiles, qu'il sut choisir avec art, employer avec discernement, il dirigea d'une

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