‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 221 sur 246 · Conférer avec les monuments de la Gaule; ici, p. 5ïi · texte numérisé non relu

Conférer avec les monuments de la Gaule; ici, p. 5ïi

La religion impliquait une morale rudimentaire ; des forces mystérieuses récompensaient le bien d'une façon molle et intermittente ; mais, dans quelques cas au moins, elles punissaient le mal.

C'est par cette manière d'entendre la religion que nos graves pasteurs étaient supérieurs à tous les peuples de leur temps ; c'est par là qu'ils occupent une place de premier ordre dans l'histoire de l'humanité*.

Hérode.

Hérode était un superbe Arabe, intelligent, habile, brave, fort de corps, dur à la fatigue, très adonné aux femmes. Méhémet-Ali, de notre temps, donne parfaitement sa mesure et sa limite. Capable de tout, même de bassesses, quand il s'agissait d'atteindre l'objet de son ambition, il avait un véritable sentiment du grand; mais il était en dissonance complète avec le pays qu'il avait voulu gouverner. Il rêvait un avenir profane, et l'avenir d'Israël était purement religieux. Aucun mobile supérieur ne parait l'avoir dominé. Dur, cruel, passionné, inflexible, tel qu'il faut être pour réussir dans un mauvais milieu. il ne considérait en tout que son intérêt personnel. Il voyait le monde comme il est, et, nature grossière, il l'aimait. La religion, la philosophie, le patriotisme, la vertu n'avaient pas de sens pour lui. C'était, en somme, une fort belle bête, un bon à qui on ne tient compte que de sa large encolure et de son épaisse crinière, sans lui demander le sens moral.

1. Voyez sur les premières migrations de Sémites, Maspero, t. II (La mêlée des Peuples, 1897) de son Histoire ancienne des ijeuples de vOrient, édit. in-4'.

fflSTOIRE DE LA LITTÉRATURE ANGLAISE*

L'œuvre du peuple anglais.

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