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Phrase de Carnot

584 TALNE.

que son esprit, par sa compréhension et sa plénitude, déborde au delà de toutes les proportions connues ou même croyables.

Il y a trois atlas principaux en lui, à demeure, chacun d'eux composé « d'une vingtaine de gros livrets », distincts et perpétuellement tenus à jour.

Le premier est militaire et forme un recueil énorme de cartes topographiques aussi minutieuses que celles d'un état-major, avec le plan circonstancié de toutes les places fortes, avec la désignation spécifique et la distribution locale de toutes les forces de terre et de mer, équipages, régiments, batteries, arsenaux, magasins, ressources actuelles et futui'es en hommes, chevaux, voitures, armes, munitions, vivres et vêtements.

Le second, qui est civil, ressemble à ces gros volumes où, chaque année, nous lisons aujourd'hui l'état du budget, et comprend, d'abord les innombrables articles de la recette et de la dépense ordinaire et extraordinaire, impôts à l'intérieur, contributions à l'étranger, produit des domaines en France et hors de France, service de la dette, des pensions, des travaux publics et du reste, ensuite toute la statistique administrative, la hiérarchie des fonctions et des fonctionnaires, sénateurs, députés, ministres, préfets, évêques, professeurs, juges et leurs sous-ordres, chacun dans sa résidence, avec son rang, ses attributions et ses appointements.

. Le troisième est un gigantesque dictionnaire biographique et moral, où, comme en un casier de haute police, chaque individu notable, chaque groupe local, chaque classe professionnelle ou sociale, et même chaque peuple a sa fiche, avec l'indication abréviative de sa situation, de ses besoins, de ses antécédents, partant de son caractère prouvé, de ses dispositions éventuelles et de sa conduite probable.

Toute fiche, carte ou feuillet a son résumé; tous ces résumés partiels, méthodiquement classés, aboutissent à des totaux, et les totaux des trois atlas se combinent pour fournir à leur possesseur la mesure de sa force disponible.

Or, en 1800, si grossis qne soient les trois atlas, ils sont imprimés en entier dans l'esprit de Napoléon; il en sait, non seulement le résumé total et les résumés partiels, mais aussi les derniers détails; il y lit couramment et à toute heure ; il perçoit en bloc et par le menu les diverses nations qu'il gouverne directement ou par autrui, c'est-à-dire soixante millions d'hommes, les diverses contrées qu'il a conquises ou parcourues, c'est-à-dire soixante-dix mille lieues carrées, d'abord la France, accrue de la Belgique et du Piémont, ensuite l'Espagne d'où il revient et où il a mis son frère Joseph, ritalie du sud où, après Joseph, il a mis Murât, l'Italie du centre où il occupe Rome, lltalie du nord où Eugène est son délégué, la Dalniatie et l'Istrie qu'il a jointes à son empire, l'Autriche qu'il envahit pour la seconde fois, la Confédération du Rhin qu'il a faite et qu'il dirige, la Wesiphalie et la Hollande où ses frères ne sont que ses lieutenants, la Prusse qu'il a soumise, qu'il a mutilée, qu'il exploite et dont il détient encore les plus fortes places; ajoutez un dernier tableau intérieur, celui qui lui représente les mers du Nord, l'Atlantique et la Méditerranée, toutes les escadres du continent au large et dans les ports, depuis Dantzig jusqu'à Flessingue et Rayonne, depuis Cadix jusqu'à Toulon et Gaëfe, depuis Tarente jusqu'à Venise, Corfou et Constantinople.

Dans l'atlas psychologique et moral, outre une lacune primitive qu'il ne comblera jamais, parce qu'elle tient à son caractère, il y a quelques résumés faux, notamment à l'endroit du pape et des consciences catholiques;

pareillement, il cote trop bas l'énergie du sentiment national en Espagne et en Allemagne' ; il cote trop haut, en France et dans les pays annexés et sujets, son prestige, le reliquat de confiance et de zèle sur lequel il peut compter. Mais ces erreurs sont l'œuvre de sa volonté plutôt que de son intelligence; par intervalles, il les reconnaît; s'il a des illusions, c'est qu'il se les forge; laissé à lui-même, son bon sens resterait infaillible; il n'y a que ses passions qui puissent troubler sa lucidité. Quant aux deux autres allas, surtout l'atlas topographique et militaire, ils sont aussi complets et aussi exacts que jamais; la réalité qu'ils figurent a eu beau s'enfïer et se compliquer, toute monstreuse qu'elle soit à cette date, par leur ampleur et leur précision, ils lui correspondent encore, trait pour trait.

2° l'imagination

Mais cette multitude de notations n'est que la moindre partie de la population mentale qui pullule dans cette cervelle immense; car, sur l'idée qu'il a du réel, germent et fourmillent les conceptions qu'il se fait du possible ; sans ces conceptions, nul moyen de manier et de transformer les choses, et l'on sait s'il les manie, s'il les transforme. Avant d'agir, il a choisi son plan, et, s'il a choisi ce plan, c'est entre plusieurs autres, après examen, comparaison et préférence ; il a donc conçu tous les autres. Derrière chaque combinaison adoptée, on entrevoit la foule des

1. Il le « cote bas » à dessein peut-être. Au fond il le redoute comme un obstacle à la domination universelle, et je crois que Quinet a bien vu chez Kapoléon l'homme ennemi et jaloux des nationalités {Révolution, t. III, p. 270) : « Il entrait dans son plan que la Prusse digérât une partie de la Pologne; l'Autriche, la Hongrie; la Russie, les provinces Danubiennes. L'échiquier était ainsi simplifié. Restaient, en Europe, deux ou trois unités. La soustraction pouvait être faite à un moment donné, et la monarchie universelle surgit naturellement comme le dernier résultat de cette réduction des forces vives et de cette' élimination d.es nationalités. »

combinaisons rejetées; il y en a par dizaines derrière chaque décision prise, manœuvre effectuée, traité signé, décret promulgué, ordre expédié, et, je dirai même, derrière presque toute action ou parole improvisée ; car il met du calcul dans tout ce qu'il fait, dans ses expansions apparentes et jusque dans ses explosions sincères; quand il s'y abandonne, c'est de parti pris, avec prévision de leur efîet, afin d'intimider ou d'éblouir ; il exploite tout d'autrui, et aussi de lui-même, sa passion, ses emportements, ses défauts, son besoin de parler, et il exploite tout pour l'avancement de l'édifice qu'il bâtit.

Certainement, parmi ses diverses facultés, si grandes qu'elles soient, celle-ci, Vimagination constructive, est la plus forte. Dés le commencement, on en sentait la chaleur intense et les bouillonnements, sous la froideur et la raideur de ses instructions techniques et positives : « Quand je fais un plan militaire », disait-il à Rœderer, « il n'y a pas d'homme plus pusillanime que moi. Je me grossis tous les dangers et tous les maux possibles dans les circonstances. Je suis dans une agitation tout à fait pénible. Cela ne m'empêche pas de paraître fort serein devant les personnes qui m'entourent; je smw comme une fille qui accouche. » Passionnément, avec des frémissements de créateur, il s'absorbe ainsi dans sa création future; par anticipation et de cœur, il habite déjà sa bàtissse imaginaire : « Général », lui disait un jour Mme de Clermont-Tonnerre, « vous construisez derrière un échafaudage que vous ferez tomber quand vous aurez fini. » — « Oui, madame, c'est bien cela », répond Bonaparte, « vous avez raison, je ne vis jamais que dans deux ans.... )) Sa réponse est partie avec a une vivacité incroyable », comme un sursaut; c'est le sursaut de l'àme touchée dans sa fibre vitale, au centre.

Aussi bien, de ce côté, la puissance, la rapidité, la

fécondité, le jeu et le jet de sa pensée semblent sans limites. Ce qu'il a fait est surprenant; mais il a entrepris bien davantage, et, quoi qu'il ait entrepris, il a rêvé bien au delà. Si vigoureuses que soient ses facultés pratiques, sa faculté poétique est plus forte ; même, elle l'est trop pour un homme d'État : la grandeur s'y exagère jusqu'à l'énormité, et l'énormité y dégénère en folie. En Italie, après le 18 fructidor, il disait déjà à Bourrienne : « L'Europe est une taupinière; il n'y a jamais eu de grands empires et de grandes révolutions qu'en Orient où vivent six cents millions d'hommes. » L'année suivante, devant Saint-Jean-d'Acre, la veille du dernier assaut, il ajoutait : « Si je réussis, je trouverai dans la ville les trésors du pacha et des armes pour trois cent mille hommes. Je soulève et j'arme toute la Syrie..., je marche sur Damas et Alep; je grossis mon armée, en avançant dans le pays, de tous les mécontents. J'annonce au peuple l'abolition de la servitude et du gouvernement tyrannique des pachas. J'arrive à Constantinople avec des masses armées; je renverse l'Empire Turc; je fonde dans l'Orient un nouvel et grand empire, qui fixera ma place dans la postérité, et peut-être je retournerai à Paris par Andrinople ou par Vienne, après avoir anéanti la maison d'Autriche. »

Devenu consul, puis empereur, il se reportera souvent vers cette époque heureuse où, « débarrassé des freins d'une civilisation gênante », il pouvait imaginer et construire à discrétion, a Je créais une rehgion; je me voyais sur le chemin de l'Asie, monté sur un éléphant, le turban sur ma tête, et dans ma main un nouvel Alcoran que j'aurais composé à mon gré. »

Confiné en Europe, il songe, dès 1804, à y refaire l'empire de Charlemagne. « L'Empire Français deviendra la mère patrie des autres souverainetés.... Je veux que

chaque roi d'Europe soit forcé de bâtir à Paris un grand palais à son usage ; lors du couronnement de l'empereur des Français, ces rois viendront l'habiter; ils orneront de leur présence et salueront de leurs hommages cette imposante cérémonie. » Le Pape y sera ; il est venu à la première ; il faudra bien qu'il revienne à Paris, qu'il s'y installe à poste fixe; où le Saint-Siège serait-il mieux que dans la nouvelle capitale de la chrétienté, sous la main de Napoléon, héritier de Charlemagne, et souverain temporel du souverain pontife? Par le temporel, l'Empereur tiendra le spirituel, et, par le Pape, les conscience». En novembre 1811, dans un accès de verve, il dit à de Pradt : « Dans cinq ans je serai le maître du monde; il ne reste que la Russie, mais je l'écraserai.... Paris ira jusqu'à Saint-Cloud.... »

Faire de Paris la capitale physique de l'Europe, cela est, de son propre aveu, « un de ses rêves perpétuels )). — « Parfois », dit-il, a je voulais qu'elle devint une tille de deux, trois, quatre millions d'habitants, quelque chose de fabuleux, de colossal, d'inconnu jusqu'à nos jours, et dont les établissements pubhcs eussent répondu à la population.... Archimède proposait de soulever le monde si on lui laissait poser son levier; pour moi, je l'eusse changé partout où l'on m'eût laissé poser mon énergie, ma persévérance et mes budgets. »

Du moins, il le croit ; car, si haut et si mal appuyé que doive être le prochain étage de sa bâtisse, toujours il y superpose d'avance un nouvel étage plus élevé et plus chancelant. Quelques mois avant de se lancer, avec toute l'Europe à dos, dans la Russie, il disait à Narbonne : (( Après tout, mon cher, cette longue route est la route de l'Inde. Alexandre était parti d'aussi loin que Moscou pour atteindre le Gange ; je me le suis dit depuis Saint- Jean-d'Acre.... Aujourd'hui, c'est d'"iie extrémité de

l'Europe qu'il me faut reprendre l'Asie à revers, pour y atteindre l'Angleterre.... Supposez Moscou pris, la Russie abattue, le tsar réconcilié ou mort de quelque complot de palais, peut-être un autre trône nouveau et dépendant; et dites-moi si, pour une armée de Français et d'auxiliaires partis de Tiflis, il n'y a pas d'accès possible jusqu'au Gange, qu'il suffit de toucher d'une épée française pour faire tomber dans toute l'Inde cet échafaudage de grandeur mercantile. Ce serait l'expédition gigantesque, j'en conviens, mais exécutable du xix* siècle. Par là, du même coup, la France aurait conquis l'indépendance de l'Occident et la liberté des mers. » En disant cela, ses yeux brillent d'un éclat étrange, et il continue, accumulant les motifs, pesant les difficultés, les moyens, les chances; il a été saisi par l'inspiration et il s'y hvre. Subitement, la faculté maîtresse s'est dégagée et déployée; l'artiste, enfermé dans la pohtique, est sorti de sa gaine ; il crée dans l'idéal et l'impossible. On le reconnaît pour ce qu'il est, pour un frère posthume de Dante et de Michel-Ange; effectivement, par les contours arrêtés de sa vision, par l'intensité, la cohérence et la logique interne de son rêve, par la profondeur de sa méditation, par la grandeur surhumaine de ses conceptions, il est leur pareil et leur égal ; son génie a la même taille et la même structure; il est un des trois esprits souverains de la Renaissance italienne. — Seulement, les deux premiers opéraient sur le papier ou le marbre ; c'est sur l'homme vivant, sur la chair sensible et souffrante que celui-ci a travaillé.

Le culte des morts.

Les morts passaient pour des êtres sacrés. Les anciens leur donnaient les épithétes les plus respectueuses qu'ils

1. Hachette; 1 vol. in-12, 15* édit. — Paru en octobre I86i, tiré à 660 exemplaires. C'est le sujet du cours qu'il traita à la Faculté des Lettres de Strasbourg en 1862-1863.

Voici comment Fustel de Coulanges a, dans son introduction, analysé lui-même son livre : « La comparaison des croyances et des lois montre qu'une religion primitive a constitué la famille grecque et romaine, a établi le mariage et l'autorité paternelle, a lixé les rangs de la parenté, a consacré le droit de propriété et le droit d'héritage. Cette même religion, après avoir élargi et étendu la famille, a formé une association plus grande, la cité, et a régné en elle comme dans la famille. D'elle sont venues toutes les institutions tomme tout le droit privé des anciens. C'est d'elle que la cité a tenu ses principes, ses règles, ses usages, ses magistratures. Mais avec le temps ces vieilles croyances se sont modifiées ou effacées; le droit privé et les institutions politiques se sont modifiées avec elles. Alors s'est déroulée la série des révolutions, et les transformations sociales ont suivi régulièrement les transformations de l'intelligence. »

L'ouvrage comprend cinq parties: \. Antiques Croyances-. 11. La Famille; 111. La Cité; IV. Les Révolutions; V. Le Régime niunicipal disparait. Et en voici les dernières lignes : « Par cela seul que la famille n'avait plus sa religion domestique, sa constitution et son droit furent transformés; de même <^ue, par cela seul que l'Etat n'avait plus .sa religion officielle, les règles du gouvernement des hommes lurent changées pour toujours. Notre étude doit s'arrêter à celte limite qui sépare la politique ancienne de la politique moderne. Nous avons fait l'histoire d'une croyance. Elle s'établit : la société humaine se constitue. Elle se modifie : la société traverse une série de révolutions. Elle disparait : la société change de face. Telle a été la loi des temps antiques. »

592 FIISTEL DE COULANGES.

pussent trouver; ils les appelaient bons, saints, l>ienhcureux. Ils avaient pour eux toute la vénération que l'homme peut avoir pour la divinité qu'il aime ou qu'il redoute. Dans leur pensée chaque mort était un dieu.

Cette sorte d'apothéose n'était pas le privilège des grands hommes; on ne faisait pas de distinction entre les morts. Gicéron dit : a INos ancêtres ont voulu que les honunes qui avaient quitté celle vie fussent comptés au nombre des dieux. » 11 n'était même pas nécessaire d'avoir été un homme vertueux; le méchant devenait un dieu autant que l'homme de bien; seulement il gardait dans cette seconde existence tous les mauvais penchants qu'il avait eus dans la première.

Les Grecs donnaient volontiers aux morts le nom de dieux souterrains. Dans Eschyle, un fils invoque ainsi son père mort : a 0 toi qui es un dieu sous la terre ». Euripide dit en parlant d'AIceste : « Près de son tombeau le passant s'arrêtera et dira : « Gelle-ci est maintenant une divinité bienheureuse. » Les Romains donnaient aux morts le nom de Dieux Mânes, a Rendez aux Dieux Mânes ce qui leur est dû », dit Gicéron; « ce sont des hommes qui ont quitté la vie ; teuez-les pour des être . divins. »

Les tombeaux étaient les temples de ces divinité. Aussi portaient-ils l'inscription sacramentelle Dis Manibus, et en grec &eoi; Xôovîotç. C'était là que le dieu vivait enseveli, Manesque sepulti, dit Virgile. Devant le tombeau il y avait un autel pour les sacrifices, comme devant les temples des dieux.

On trouve ce cwlte des morts chez les Hell'^nf^s. chez les Latins, chez les Sabins, chez les Étrusques; on le trouve aussi chez les Aryas de l'Inde. Les hymnes du Rig-Véda en font mention. Le livre des Lois de Manou parle de ce culte comme du plus ancien que les hommes

aient eu. Déjà l'on voit dans ce livre que l'idée de la métempsycose a passé par-dessus cette vieille croyance; déjà même auparavant, la religion de Brahma s'était établie, et pourtant, sous le culte de Brahma, sous la doctrine de la métempsycose, la religion des âmes des ancêtres subsiste encore, vivante et indestructible, et elle force le rédacteur des Lois de Manou à tenir compte d'elle et à admettre encore ses prescriptions dans le livre sacré. Ce n'est pas la moindre singularité de ce livre si bizarre que d'avoir conservé les règles relatives à ces antiques croyances, tandis qu'il est évidemment rédigé à une époque où des croyances tout opposées avaient pris le dessus. Cela prouve que s'il faut beaucoup de temps pour que les croyances humaines se transforment, il en faut encore bien davantage pour que les pratiques extérieures et les lois se modifient. Aujourd'hui même, après tant de siècles et de révolutions, les Hindous continuent à faire aux ancêtres leurs offrandes. Ces idées et ces rites sont ce qu'il y a de plus vieux dans la race indo-européenne*, et sont aussi ce qu'il y a de plus persistant.

Ce culte était le même dans l'Inde qu'en Grèce et en Italie. L'Hindou devait procurer aux mânes le repas qu'on appelait sraddha. a Que le maître de maison fasse le sraddha avec du riz, du lait, des racines, des fruits, afin d'attirer sur lui la bienveillance des Mânes. » L'Hindou croyait qu'au moment où il offrait ce repas funèbre, les Mânes des ancêtres venaient s'asseoir près de lui et l)renaient la nourriture (|ui leur était offerte. Il croyait encore que ce repas procurait aux morts une grande jouissance : « Lorscpie le sraddha est fait suivant les rites, les^ ancêtres de ^'elui qui offre le repas éprouvent une satisfaction inaltérable. »

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