‹ Extraits des mémoires du prince de Talleyrand-PérigordChapitre 23 sur 36 · SIS · texte numérisé non relu

SIS

•^CmC bien pif #

•~ Aurail-il détourné ks fonds d« roi?

— PiseticoK.

^- ^^ gsgequ'U diie9seà to brodielte on liMK

— > Vous n'y élet |Mift.

— Mais enfin. . '^ .

—-Eh biatti Ha ••««•iff>nipés«fiMinierti|Mir anila je le attia euiai. a»

A celle révélation ^ un ioUe wàir&nA a*élère, a Punis-le^ cher 4Mii» qu'il aoUdeaikné.

— H le aéra dêaMiin y car de lom côléa on porte dea plaintea coirtre lui.

-—Gela ne m'étonne pas, m ajoute un souraoii^ m m femme voit taol de HKmde.

•—Ah ça f D reprend ie liatti personnage, a vaa*» tu calomnier ufie infortunée.

^ Je le Toudraiaén vain , maia cela aat iaspoaaiUe; je ne veux ici défendis que le mari, innocent de ton infortune^ dont lauteur cal leRobeii Maeaire II que, aur la reeommandation de la hella préfette, tu fia nommer, la femaine dernière, à 1» recelle lucrative de ••••• Il eai parti avanl«*hier, je viens den rece^'oir la noavelle, en emportant la

caisse , laissant à TÉlal son catiticmmkitontjqmh duchesse dé «.ki., ta banfjllfét^ R%.i««^ Kactrtce M..C.., luiavaienlfaitavecta vertlllnnfr))rilhce98e, tet è ce qirattmr un fttiiMnl iMt^filr fjMi ttt'panageras encore un mois.

— Et notre pauvre ami, ttioi ^\\f{é iDâpçonnais, je lui dois une rëparation. < • - *-

^^Ols^le pftirtfé France 9 »> réputé Ici tnénw, « il se consolera de sa mésaverttw^tMiitiluii6'è4l majt)rité d« ses cdllÂ^ueS* »

Ain^i (àt dit, ainsi fui Mt.

Un M. fti..y M position de faire .un réter^nr général, promettait ce magnifique cackniu è ntl homMe que toutes leseon^^enances soeiates^no Ini permettaient pas de pressuf^er, aussi il neee hâtait pas de lui tenir sa parole et le remettait de jour en jour.

Un matin, l'orfèvre dece M. T arrive eliez

celui-ci et le prie de vouloir lui donner son ffAi touchant un dessin d*un superbe service de vaisselle plate que M. N... lui a commandé, et qu*il tient que M.T... dirige, a cause sans doute de ses connaissances en beaux -arts.

(( Mais, » dit celui *ci h Id vue de la richesse ^

itë rM<^Hc<! di>« ))f«fce»; (e ^ Mfa d'un ^rk

— De deux cent cinqUsinte mHte ff^ttH. '• --Il est fort.

— Je te préimme, cafw n*est p[ll{>onr kiti -^ Ciîiîmmcnt te «dVi^ï-vcWft? - »*•

— tt m*a dbfitié des Imres Mtkite» poiiri9s écussons, qui ne sont pas les siennes; il y -i lik A^tirf ki, tin T.

— Ah , ^h ! M <i1t te g^tytitiHif de chiffres qui

i^tlééhit ; rc et ft fèttt t(ù^ je fmtÈ émm tMà

tddé Eh bièri ,■ voici coMiifH^nt je Tondrais fàtte

monter et ciseler Jes-f^léces. m

*LàMessus, M.T... {lérbre» explfqilé«l)Mfllsëe, Iterttbte loHfen^, et cinq joàirs après M....4.vfift nommé i la recette gënërate , H deux Semainta fAm làH M. T.... est rHilrëdans la fodle^ be YMulemain dé sa chute, ii va eh^ Tor^èvire 0.^^ et dés qu'il entre dans la boutique : ' '•

fr Eh yteWf oà en sommes-nons de notre Service?

^-^ Ah! monsient*, ^^^ h ▼olis il est auperbé*; Je snis nchë que vons n^ soyea fias venu hiiMK dernier j je l'avais eheor^, et mardi je Tai expik>HS

Uê

i M ; îl rMrak ea pk» loi» wmia. a B*a tm

ehanger le cUflire, et an lien des letlrcs A, L, T, il f a bit fmtîtat les siennes.

— Le loor est bon, » repartit cm riaiu M. T..., m mais si januiis je dispose d'une aotie ncçtle, elle ne sera donnée qne lorsque k scf fiée à nom et à mes armes aura été renfermé dans

Les anecdotes de ce genre, et recueillies par suite des consiSquences de la révolntîoD de juillet, sont innombrables ; je ne peux me retenir île eiicr eeile-dy Traie sans doute, quoiqu'elle soit au fond une nouvelle de Teoipire.

Madame} de , femme d'un pair de Fmnce

nommé lors de la première fournée^ après le 9 août \ 830, se mourait d'envie d avoir un cachemire de rinde^ celui-là qu'elle avait trouvé dans 8a corbeille de mariage, sorlanl malheureusement d*une inanufaclure française.

Un ami de sou mari, le général B..., qu^m rôle d'intérieur a mif u\ illustré que le champ de bataille, conduisant aux Tuileries celte belle nuulame, Tenlcud s'extasier sur un eliale rouge et or, soili réellement des rives du Gange, et qui

sn

a fongtertips êti en éiai«{;e pii8S»g« êe Vfki Lui, galant y el encore fraichemeni fëcoaipf«aé d^un l'Ole peu honorable /achète le chàloi an prn de mille ëcus^ Toifre arec tant de délîcaleaaa> qoe ta dâme^ on preuve d'urhanîlé eide reeofH naiaaànce, lai abandonne son corar et pkia e»* corc.

Mais Tépoux, malgré sa pairie^est jakMix, q«l pis est, i! est ladre, il ne croira pas k nncadeaw désintéressé, et certes il ne paiemtt pas à M takiir la merreille venue de Gachennre* CSopeia^ dint on veut re parer de ce doux trésor, on oae enriu, dans une heure où sa seigneurie est éê bonne humeur

f« Chéri, a lui dit-on, «je peux acquérir a grand marché un chale merveilleux , le voîtik ; il appartient à la veuve d'un agent de change qui s'est suicidé afin d'arranger ses affaires; il vaut au moins mille écus, on me le laisse pour quatre cents francs. »

L*épottx jette un regard sur ce qu'on lui présente; la finesse du tissu, la bizarre richesse du deisin rapprochées du bas prix le fotlt réfléchir; ils empare du châle et sort , afin de le faire e^ti-

3iê

nier ^tdil-U. L'époêfse e^ aux WQfA, çlUv osLfrertain» que le maûiilrc coiuiais^ur |)04*teia biei^ pkMtkiut r^maiioa it^cUe* Deux hourc» •'^dW' lent y le laari renire , sa figure rayonne» ^

(I Sonne amie, ^*^ s'écriert-iL « noua ^voq^

UiM g^pé no^ journë^j, 1« cha)e que 1*q|| l'ot- Trait pour quatre cents francs, je viens' de le yeiidffi pimr Aeu& mille. Voici ia son me fom: \% j^^yre Ymf« et lieux cents fraivus pouf t^i» e( j'ai 4é|ft, encaissé lea quatorze cents Uvres resianie^j peqii^ à moé cliaqui fois que lu fei^as tui pareil ii\arcbék m Madame .••.. a failli mourir de colàr^, c\l9 vp^ de se«i carliemire reveau en étalage*

Ki-s.^ Moyen» rommriTiiinx pour augmenter le traitement tl'u|i ffMttV fonction Bsiff^ • ^" u 9%éÉiÊfi^ Mft' ■• iMmiif provf riic TcfUr» T- Citai iikn tic RIoIki.c,— Que si^cQ |;i*ojijfiiL Ic^ qiilf^rrA ont Ifi courage pli}' sique , Ténergie momie leur faitiléf^ut. — Oi-ipne

(unitaires tie Bonaparte envers lui. — Lc<1uc de Ro^igo?— I,c. fldral V..., miecilfitedUcleus ^poc|iir9, i8t4ct il0o.-*lSè j»< i^..., — Condwitc ilc Ja ipa^intra^ur^ Qy^ i8(3o,— Truste -iruinipi-i nislrrs rn cinq moiV.^ Les mtoîstrcs de («liarlcs X en lilnrle'.— iU.9«1ilM*?«laI«9i:^i«a.^ ft»%o<|e de h ffo^fii i i ■ ijps im ujii suivis eo Tun et Tautrc cas. — Fin des Mémoires du duc deTal- Iryraad'.^^l^^où v«tt|lH le cUScOurageineiil de ce penbeioge.*-»

6onpQrKfii. ^. ,„

Mon in>|partiaUté i»'a f^it ligiu^r» daM l'im^

cup courut». en 1 830^ à la cuix^ des fooct^ui, 4çj| pLaf^i dfs bouDcors cl du ii^éspr; ou eo ricoolii det anecdotes san% ooinkre, et plu^çuft digpes d'éCre eoosetvéeii à, iaiii4i3t J ai dit (u^ ^yf|» (liKUit; (aciUié imgrudivaM ou 4tf4^U^uati.-daD8 If

premier înstaul, les charges de magistrats, les préfectures et les sous-préfecluiTS , parce que tous les choix faits par madame G^.., et sanotiootiés par sou mari> furent déplorables; j'en citerai un ou deux exemples.

Un marchand de bas avait un fib beau garçon, et en plus une somme assez rondelette ; renoohire du jeune hommeayant séduit unedame influeule, et les écus du père ayant produit le même ^ki sur le mari, le civisme du bonnetier, que l'on habilla en intègre et veitueux négociunt , lui vahit l'obtention d*unc préfecture. Dés que la nouvdle de sa nomination fut connue dans sa fasille , son épouse courut au Saint-Esprit s*habiUer de neuf, elle et ses Crois (illes ^ avec des chiffons de rencontre; par exemple, on lui vendit pour robe de cour la défroque avec laquelle feu madame Valmonsey, de comique mémoire, car elle hurlaii b tragédie, avait joué 5emimmi>, et, dans le cheflieu de la préfecture , elle reçut et rendit les visites d'usage en costume de reine de Babylone.

Un cousin, fripier en gros, prêia une tapissière dans laquelle la famille lit le voyage de Paris à Dés le lendemain de son arrivée, le préfet

ayant aasemMé les sien», dit que son épouse U^ lierait avec ceux qui auraient des affaires pour ;ks pots- de-vin y et en plus aurait la luiute-maiasur les bureaux; on supprima à ceux-ci la cire d*Etpagne et les pains à cacheter» la fille ainéc ayant le secret d'une colle exceltente qui vemplissaît ifi même objet. On distribua à chaque employé une plume par semaine, on (axa les feuilles depapîei^ ai lé fds puinë prévint les scribes qu'il leur vendrait à juste prix ce que le pape leur refusait. '^ ' Le jardin à Tanglaise dis|iaru( , un (lotager >lc remplaça I et il fut aiïermé à un jardinier. Ije secoiHl étage de la préfecture n'étant {las occupé^ on en garnit les chamln^es et elles furent louéesià des Anglais qui fréquentaient le pays, arnsi-que les remises et écuries , à condition , en outre dti 4>rix convenu, que le haut et économe magistrii serait voiture gratis huit fois par au.

Tous les percepteurs du département furent convoqués au chef-lieu individuellement : on dit à ciiacun que, dénoncé comme carliste ou républicain, il devait donner sa démission s'il ne voulait élrc destitué; Ir {uiuvre diable soiiait constc*rné du cabinet de monsieur le préfet > m^JI

IV '2i

MncoBlri^t «ht fpeoâliep madame Im pvéfeUey qui, bonne, aensible^ compatissante, conaolaîl le iEMiHieureux financier, et plumait doncement l|i poule, sam la ftiire crier. Mais ceci ne pyl être secret , le gouv^i^cment en fut informé, et op itianda H magistrat à f ans.

Il Tient, on Tînterroge; il répond qu'aiyvat payé etier la préfecture, il se croyait en droit 4e répéter eequ*on avait fait à son égard ,^ que, dane le commerce , toute Tole à faire fortune étati Kcile, etqqe, piiisque les négociants formaient le premier ordre de l'État , il ne voyait pas de mal k ifitroduire dans Tadministratlon les errements dhirlindttstrie, que, du reste , il faisait dans la préfecture ee que tels et tels de ses collègues faisaient dans les leurs, ce que Ton faisait dans telle et telle direction, tel ou tel ministère; il cita les fusils de l'un, les sabres-poignards de Tautre, les fournitures de celui-ci, les pots-de-vin de celui-là. Je ne sais ce qu'il ajouta encore à Tappui de fortune que les plus huppés tiraient du télégraphe; bref , il fut plus facile de le retirer de ses fonctions que de lui chercher querelle; il fut donc démis , mais en dédommagement , on lui jeta la croix de com-

fOfttiniiiiw li40f#4îv# dsmê la régence d'Alpf^ aè kirave koAHae awiréipieiil a peu tardé à M i9mvm primas mte9^ pares (le prtmi^ pqpmi «n piîff)« U a W ai«ei)a de 9011A quà, fdut d'ona fpiiii i^'m^

bassesse ^ le vers pravwlMl quie le typ0^Sfc>lîàni.« OMp df m la bauche dit ridieiife Armolidia ^ e^ sa* ffk rfiaUe oomëdM de ï École d^Jemmfis : ï »

Le monde , dièi'c Agnes , est une étrange chose.

km . fiii?ief , ^ iw^ra plua employé qn^ »qà fitmm

fdNW^dàTf^^poi p^iiilaaUch(Bté», les défi^c^jow

qm ««gMlii^at toiHM^oltfvma dp 491 4 eida j84ttr

JUcn lèV^la Uji^Ablet liHrpUudo » et jf» peux di»

rinlamia dont» à «a deux t^poqiafo^ aeeavwiMKiit

lei «lUilaîrei a» ha«it grade.

JaflMîa riea d'au;^ ba^» d auaii fléchissaot^

»a aoiiîtt» i'huiMBké. Itk l^beléde cei graiNJ||

Mttiagaa, leur empfeaaeiDeui iuorayaUe à %'iiu-

Nuiiep deirani k vainqueur» à faire abnégMÎAP

pleine et ealiéna de ce qui éiaîâ# Uvt impiidfnwr

à se maiuCenir dans c« rôleodieux^ onl pastëtoole iiliagi Dation. Renia* ieor opinion , abjorer lear cnUe impérial ou royal ^ cracherycorome les Hotlandais 9 sur ce qu'ils adoraient la veille, arradier avec dédain de leur boutonnière^ et tour à lotir, croix d'Honneur ou de Saint-Louis y qu'ils avaient si ardemment souhaitée, tout cela leur fut un jeu , nul ne s'en humilia, et leur front ioipudenC ne rougit d'aucun acte d'infemie.

Qu'on ne m'accuse pas d'être sévère , a propos de ce cas je suis juste est urtout vëridiqiie, je peins ce que j'ai vu , ce qui a complété mon dé* goAt de l'espèce humaine. Les savants onf beaucoup examiné quelle fut la matière première dont nous sommes composés, sans rien décider encore ; moi , tranchant la question , j'affirme que nous venons d'un morceau de boue mêlé à du stercoraire et pétri à l'aide du crachat d*un diable^ si je nous savais une origine plus sale, plus in*fecte, j'abandonnerais celle-lii, que je soutiendi*ai jusqu'alors èfre uniquement notre cimentpremier.

Je sens néanmoins que pour appuyer cette mordante juvénale il faut des preuves : eh! mon Dieu , je n'aurais que Teuibarras du choix*

Certes , nul ne niera que Bonaparte n*aU com^ hié d'honoours et de richesses ses {grands digoilaircs. Voyez Ui conduite de ceux-cî en 1814 : Marmont, son aide de camp, Marroout dont il a dix fois refait la fortune, cède Paris sans com* battre, et à Versailles le trahit complètement; Ney et les autres Tabandonnent à Fontainebletu sans s'embarrasser de sa destinée , et celui-là, en partant, a le cruel courage de lui envoyer une pairv de pislolels ; Berthier, son alier ego, Berthier tàitjé si haut de si bas/quelle ingratitude il manife^I c'est affaire mal au cœur, et assurément M. de Montait vet ne me démentira pas. Savary, ce duc de Rovigo, ce séide fanatique accourt-il à TEmpereur au moment de sa chute? il ne lui écrit même pas, mais il m'assiège, il m'implore , il ose me parler de son repentir, me conjurant de le porter aux pieds du roi. Suchet se refuse à seconder Soult, dés qu'il voit que le retard lui sera compté par ceux qui viennent; Augereau, qui au 18 brumaire se qualiCait platement du petÛ^ .ri/i/ge/Y?^!/ du général Bonaparte (1), ose lancer

(i) Au i8l)rumaii'(*, Augereau, enflé encore des sou-

l« ttiùp (le ftiëd d«! Tàne, ^{tiMd^ l^«bdic«ltoti du héros le laisse libre de porter ailleurs sa brtèsfesM^.

depuis le 31 mars jtisqu'ft la Teniie de Mm^ Èiftvt( j mon h6tel ne dësemplissaii pas de mar#ehalix de rempire, de gënëraiix de dlviêion et dei)rigade , de colonels , me sollteilaiit , ib6 siip^ pliant de Ita présètiler ail roi , aiit prificeÉi qtt*ik ïl^sufâient d'autant d'amour qu'ils iîvrifënt tBWjoiits ressenti de la hdinê et du méf^ris peuir BuoitAPARté, qui même à leurs yeux n^étoll Hi Bohaparle ni tratiçais.

Un lieutenant général me dit en présence déft généraux russëSucken et anglais Hill^ qui loiiëdeâk ne pouvaient revenir de cette abjectioil morale :

w Mon^igneur, je sais que j'ai eu le màlheut de devoir de la reconnaissance à Tinfame Corse; plût à Dieu quC; pour expier les services que je lui ai rendus et la cour que je lui ai faite, notre

Tenirsdu 1 8 fiHictidor dont il avait étc la cheville ouTrîère, ne se rapproclia du général Bonaparte que lorsqu'il fut certain que la victoire lui demeurait. Jnsque-là il l'avait goguenarde et s'était tenu h l'écart; mais ne doutant plus do son succès, il accourut à lui en s'écriant : « Est-il pos- « sible que vous fassiez quelque chose pour la république « sans y appeler voire petit Augereau? »

3fT

bon roi me churgeftt de Inl apporter ta tèle ! Je jure sur l'honneur que je n'ai jamais cesaë d'étré royaliste, m

Je ne sais commentée personnage fit^ car pour moi j'en a?ais horreur; ce qu'il y a de eertaini c'est que monsieur le Dauphin lui fit faire ime belle forliine, le combla de dignités et d'argent. Le gënërali de retour, ne jurait que par *ron adoré prihce, so?t cher matirepour lequel il voudraU vivre et mourir^ h^pétiill ce sot propos k qui Voulait l'entendrei Les trois journées ont lien | madame la danphine> alors eh Bourgogne > ae« cotirt pour rejoindre sa famille : qui troure^t^-^lkl entre Rambouillet et Versailles , et hmenant à Pat*is tous les officiers et soldats qu'il a pu dé^

baucher , le général D , pair de Ft*aHee, etei|

etc, (1).

(i) Ainsi n'a pas agi le général Vilicent, bomme d'Mi autre temps, Bayard sans peur et sans reproche, bonneor étemel de Tariuéc française, et le seul de cette triste époque auquel on értgera une statue, quand la nouvelle dynastie, pou Tant Impunément séparer les intérêts de Thettre pié» sente des éiemelies vérités , base fondamentale des heiiH mes , pourra snus péril flétrir ceux qui , en venant trop vite ;\ elle, trahirent tons leurs devoirs, et récompenser

ArrÎTé an lien de Finsurreclion » ce monsieur force ma porte , et du plus loin qu'il me voit,

w MoDseigneur, » crie-t-il, « soyez mon défenseur auprès de S. A. R. le lieutenant général <lu royaume; dites->lui bien que, conlraiut par la nécessitéy j*ai reçu n\*ec douleur les bienfaits de dÂngoulâme^ mais sans aimer, sans estimer cet original y tandis que depuis 1814, orléaniste de cœur, je n'ai agi et travaillé que pour accoipplir la révolution actuelle. Qu'il daigne faire atlen-? tien, ce grand, ce noble priuce, que je suis le premier lieutenant général, de ceux attachés en apparence à la branche proscrite, qui ai eu le /i<itriotisnie delà quitter... Oh! prince, protégez moi; que deviendrai-je, si on me suspecte parce que les au(res m'ont fait du bien?»

J'abrège le discours le plus éloquent en bassesse (|ue jamais on ail tenu. Eh bien, au lien de crachera la figure d'un tel homme, ainsi que le prince et moi aurions eu tant de plaisir a le faîi-e,

ceux qui à leur profit privé piëi'èreiil les houucurs et \eà palmes que la {postérité dccerne seule à la vertu, su[K'rieurc à la foi'tuue.

{Sote de f/infeur,)

il fallut lui montrer de la satisfaclion et le rassisrer sur son.aveuir.

Un autre général vendait sa paît des seci^eta de la branche déchue ; tous accoururent au premier coup de cloche de l'abdication de Ram-bouillct. Les plus fidèles attendirent le 8 aiPÛt, mais aucun ne mérita le reproche de s*ètre attardé au lendemain de rinironisation de la nouvcllf royauté, 10 août.

Au demeurant, 4'exemple du général B..« fut suivi par une multitude de ses égaux : cette àà^ fection si rapide, si impudente, désolait* J aurait voulu voir à Tarmée plus de courage morah II n'y eut d*hofiorabIes que les Veuiléens». un petit nombre de colonels et plusieurs odiciers, presque tous gentilshommes*: les grades inférieurs se mcMi^ trèrent supérieurs pn loyauté. .

La magistrature resta |>resque partout : lOp craignit un instant sa désorganisation |;éniC*rale 4 cause des souvenirs de 1815. Je rassui*ai encore sur ce point.

<c Si 1830, dis je, eut été à lapUice de 1817» peut-être que ces messieurs qui venaient de tant conspuer les bonnpartistes, les Jacobins, les fé-

temps briefs; mais quit)ze années se sont écmtlëes^ lés positions oiil étë élakliës ^ les existences des- Muées , €Pt) a goûté atnplemeflt à la coape des faoïH Murs et dti liien-4tre. Il serait cruû ttfut à eoilp de décîiolf el de rentrer dails le tiéant politique ) dflfmlil ti« médioet^^ d'où Ton « eii tttitdB peine I he rëlit^r ; oui , éeuic qui eu 18f 5 montrèrent le plus superbe dédain du service dutour d'un G(irse àer^bt les premiers à dire que là briiiehe athée a foit des Taules i et qtie tes vrais patriotes A^Veht se ralliera laqMsi-légiiimtlé^ aiu d^ein^ pécher Tatlài^hte de dévorer la France*

Ji ne me trortipais pas , il y eut pen Aê retmités vulbïltaires; ceux qui refusèrent le serfuetil fti-^ Knt ceux que la multitude chassa^ ou à qui elle fit* peur; ceux qu'elle dédaigna ou dont elle Sfppréciait les services restèrent à leur place , Cirèrent comme deb^aux diables et firent bien.

Après que le roi élu eut prêté ëerment à la Charte constitutionnelle, le conseil des ministres, où depuis le 29 juillet au soir on avait vu des pa^sc^volan(S| improvisés par leurs anlis ou nommés par eux-mêmes, quand la révolution fut eom* ^

litéte» Id eon^it, 4fs-je, à dater t!d 9 aoAt, fm liDisi nntiposé : Justice, Dupotlt de l'Eiirp ; Fnté'

/A?ftr, dô Broglf e ; ^jrWr/ô/ir, Bîgnoh; Guerré, dténtûi FiMHceSy Louis; Marine ^ Rîgify;///*- Midim pabliifttB, Gtiiiot; Commerce, Saînt- CHcq.

6*Aai«ntd1iôntiéte8 ^m, (xm habiles ^ à Une éflôqiie Surtout où l*on tnarthâk sur un Volcan , et al biètt qu^à la an de l'atiiiée on cotnptd ir^iUei(t)ts ntltll8th»8 ayant occU\i& tes diverè {)drië- (toîlles; cdi^^ I la Justice, Bàrthe avait succède lllutibnl dël^Eure ; h Vtntirteur, après le duc de Broglici étaient venus MM. Guizot et Monlalivel ; '§Ut^ Relation^ »jttéHeures oti Affaires lifran^ gèt^s,M. lilgnon , qut n^avait Tait que se moniter, fUl t(Hir à tour remplacé par le niarécfaal Jokirdtfh , te comte Môle, le marécbal Maison , té comte Siîtiâstiani peut-être; à la Guerre, le maréchal Seiltt stiecéda à Timprovisé maréchal Gérahl; & la Mitrine, Sébastiani fut le second; le vicomte de Aignr, qui lui avait cédé le p )ste, fe reprit Apfès qtle le comte d'Argout eut aussi par4i là eh étoile filante; aux Finances, M^LaflitteexpulAa le baron TiOUls, et alors se chargea tout à la fois

' de la présidence . du Conseil, (^ de faire ai-je dit, à Va maison de commerce Laflitle aïs millions que certes aucun aulre miixislre n'aurait or!)onnancés. \J Instruction publique eut aussi ses éclipses: ce ministère, ouvert par M. Guixot^eut après lui, dans un pareil laps delemps, le baron Cignon , le duc de Broglie , M. Mérilhou , M^ Bar* llie; Commerce et Colonies, 1** MM. de Sainl- Cricq, Ducbâtel et Teste ; les Tras^aux publics restaient au comte d'Âi goût , mais plus tard enfin, cette queue d*année dévora en préfets de police MM. Cavoux,Girod deTAin, Treiihard, fiaude, Vivien et Saulnier.

Ainsi, je le répète, en cinq mois de temps on compta trente-trois ministres, ce qui donnait le chiffre de six et demi par mois, sans compter les ministres d'Éfat, au nombre desix à huit, où figuraient MM. Dupin aine. Benjamin Constant, Bignon sorti de ses ministères, Casimir Périer, qui à lui seul valait mieux que (ousles autres ensemble, le marquis de LaFayette, le plus nul parmi les importants, et que déjri on commençait à voirie plus important parmi les nuls«

Quelle époque! chaque jour voyait éclore une

âédftkm; Ir révolté courait Paris el faisait le tour du royaufne^ pas une journée n'était tranquille^ et en Europe on s imaginait la France en feu.

Un soir, on m'appela au Palais-Boyal ; la consternation était sur tous les visages ; un imbécile tenait de dénoncer deux ministres de Charles X non eneore arrêtés; MM. de Montbel et Capelté. Que foUait-il faire? on ei\ avait bien asseï dcè qnatre qui languissaient à Vincennes.

(f 11 est bcile, dis-jc , de vous débarrasser de ces messieurs; qu'un de lenrs amis vous trompe; aooordet des passe-ports de confiance ; il vaut mieux kiîaser dormir la police que de rendre la juslice injuste. »

' On m*ét'Outa, et deux jours api^ la soilie de fêfiê de ces messieurs ^ une visite rigoureuse aux domiciles indiqués prouva la niaiserie de la dé^ noncîatton.

Mais quelle (erreur ne causèrent pas rinsurrec^- Ikm de la Belgique et son désir d*c(re réunie à la Vranoe I On craignit un instant que le peuple sou» venin ne voulût accepter le cadeau , et ceci fait, kêi giMie extérieure était flagrante. Autre eoàseil ^'dooiicr. Jo répondis qno 4ôt ou tard le OrabanI,

4^ proviacic intégrale 49 h Fi^oj^^ il n'mik fsk^, «

néce&sair^ de U u^h\r aii^i(ot ep %fi jpfi^HWl^U W irritera r^o^te^pç^ l'Aut^icli^ f;^ «Wt^vt la

il i|u^ $era paa 4i|[»<^il(e 4^ Tetriev^r an HMMilwH

Pfipoimpvefàii.

« Mais s'il éfiKHiSiïil Hnf( |^ip«j^«$|[^ hmiimi rr- f^ bipii^ OQ lef ai( eaveFf elle jiiABÎ f|M6 ^'^m-

çim^ Marii&-l*ouisa» ij9g^atriic^4^Fr»4lSM«f%ii

ont des parents? »

Ua prefnier refii^ m r^^bute p^ le$ ^lg(M, à d^famd'up roi comfipi w, ijs » avis^Mt 4a souhaîii^ liu piince framçais. On apprm4 ^<*x Tuîloiies que^ si on n'y prend garde, le duc d^ Nemours sera iMHBgié.

. Soudain on intrigue, on sok^ el <m déteurnie iWage; les ëtraogei^s adimrérent noIrafrattclÙM, ç'élak plutôt renvie de o^oserver cequiaolMidtak advejtui. Un prince db la famiUe loyalei daieipiMi Tdèi 4ea fi«tge$ , vmhààii ËtfMt à ^o^ait ceâta aoup-

in

^\% roytuléi 914 l>€uquei lenqu ell# m mm ppUr séàié» qi)9 l^r un îndifférmli on n^ feiv faille dtVea à^/amé^eit , lortqua la Mtîoii ft^aoçiiiie wmH Qomemhh de repreodre 8jes ai^eîapa^s liwiilm • 4« iwpoiiaser au Rhin ses fmAiè^^ el de s'éimtr 4ro ))taiicoiip plus loia cUns le Nord.

On rea|)ipaU à peine par tuifts du (raeae îoitpFÛiié par la révoluàion be}gei lorsque Je tindt TMit à se répAHdrede riusurreclieQ poleofise» Un m de aympihie meaaçaftle s*étef a de tous \m )iojnis du royaiMHo; il annoA^il Wgtteiwe^ eiil idbii la paif à tou^ prix. Gomoient MiMeuvifr 9àmùf comment accoi^dey aux seatîuientspopi^ kâres ee que Ton voulait refuser àtoui^ Ici» fmffi k iv9£er une double marche^ eu pirla beaueûup de la cause polonaise et on n*agit pas; on laissa SMiserire les badauds» et ou s'engiçea 9VM la Bsissie, que Ton demeurerait ks bras creisësf op laîesa entrer les Polonais en France, et ou tte laissa sortir du rayaume ni hommes , ni acimee , ni nimitions , ni espèces , rien que des vœux 1 des poëmes et des odes.

D.'ailleiu*s 9 de quoi était cappble un minis'ére que M. Lafiilte présideraiti ministérçataez occupé

à se dM<endre des tendatifes fnrticulîéres de son chef, borame dé commerce avant qne d*élre boAime d'Etat? Mon Dieu, que de nullités surgirent dans ce temps oà ïe% génies devaient sortir de la tefre, aussit^ que Tancien régime aurait été démoli 1 La prophétie a été fausse, et il est malheureusement rraî qu'il n*a surgi de la révokilîonde 1830 ni un puissant génie ni un beau ^earaclère; lamercantiierie/ravocasserie en étant Tessence, et Vàr le but^ il en résulte que les idées, au lien de se développer, se sont resserrées, et que rinhabileté de Fhcroisme étant prouvée vis de gens qui n*ont vu dans cette catastrophe ^*une suite de bonnes affaires à conclure ,^ chacun, au lieu de tendre au sublime, a couru au positif.

Oui, cett^ épo(|uc a eu du malheur; tous ceux qui sont venus à elle avec un ^peu de gloire ont disparu dans l'épaisseur de ses ténèbres : heureux encore si , en acceptant Tabsurdité on n'en a pas été flétri, comme la chose est arrivée à nombre de hauts personnages, n ma connaissance. .

Celte dernière phrase désespérante, et que la vérité a arrachée au prince de Talleyrand, termine le manuscrit àbmi il nous a fait part. Ainsi le diplomate habile qui avait la tuteHc du nouvel ordre des choses dans sa jeunesse éiait poursuivi de la cruelle certitude que T&geactnel ne pouvait former ni homme supérieur, ni vertu civique.

En eflet, qu'attendre d*une société qui reçoit son impulsion d'une idée basse sur celle de s'enrichir : qui sacrifie à la fortune la religion du culte, celle du roi, celle du serment, qui contraint cliacun de nous il posséder pour livre unique Barème dont on fait l'évangile du jour ; où le soupçon de rapacité souille le plus élevé comme le plus humble; oÀ la Bourse est la maison commune, le point du se rassemblent les princes, les militaires , les paira, les députés , les fonctionnaires, les prêtres , les savants, les littérateurs, les artistes, les magistrata, les ouvriers, les acteurs, les femmes, le ridie, le pauvre, te bourreau, le fossoyeur ; 0& lé dédain pèse non snr le fripon, mais sur le sage, qui ne pactise pasavec celui-là; époque enfin qu*nn auteur a définie, en s'immolant soi-même par )a

naïveté de son aveu daus le vers suivant :

Et je soupe fort biei) à c^lé d'un frij^Qt,

ty.ifft Q<^^ MUokfpiem que ron fKwta à i*W&ii4 4e

peu 4'illli3\w il W i^oy^U i W iii^tiHiieiU «i^YWe 4Qn( il la frtqi^e peut pa^fi^ p(>i»p rejtprf^ion

9jmf Ù QA V^.v^ut ps^s Yoiir <yie T^goiiiQO («( le

Talby^aiid U9( ^é m, prétrej «i rovftliOe, lû ^'^ pjf^Ucd^Viii ^i. hooapfivtiate, ni liMi^» a jiM>oViHi .1^ oi^lé^iste, ai phîlQ$q>be au fond (ie 9m cccur, ngAis U a été toul cela tour à (our aelon so«^ iaVb^ jfêi ou ia couvenatUce. (kx a topt de dire qu'il a l^rvi tPU3 Içsi partira celjûrlà attaii^^ii mic^i^à U vérUéi qui dir^^itx au çcyUraîre, tfiu^ W^ partis jg#t servi M. 4eTaUeyraud, il leaa^ (o^s eiaployés f coQS(ruire Védl&ce da ^ gr^diru^ et 4e «a Sf^i^ tune.

L'acciisera-t«on d'hypocrisie^ nouons doutes , avant 1 789 il ne cacha ni son impiétéi ni son lib«r» Unage ; on ne l'a pas vu assiéger les aulels et pi*endre le rôle de pénitent converti, les Bour« bottt venus, ce ^ui lui eût été si profitable ; enfia^ lorsque dans le terme accompli de son exialeDce, mi retour sincère Ta ramené à la foi, il Ta caché Gonme une mauvaise action et ne lui a permis de paraître que le jour où il quittait le monde pour jamais.

A-4-U trahi ses aiiiis? Non, il avait hier encore ceux qu il avait la veille de son émigration; mais les gouvernements et les souverains, leur a-H«4télé fidèle? Assez hahîle pour avoir l'orgueil de se croire quelque chose, il a traité avec ceux-là de puissance à puissance; n'a-t-il pas pu faire comme eet fait les ultras par exemple, et les comédiens de qtêinze ans , ne lui était-il pas periqis de ne se croire sujet ni de la Convention, ni du Directoire^ ni de Napoléon? — Mais les Bourbons?— £h bien, en 1789, il a fait de même que rimmeoit majorité de la nation; puis mieux que cela, il a voulurevenirau roiqui la repoussé. Avec quel zéte^ queMe franchise ft*iHl«il pae servi les fréreeet àt

. famille augure de Louis XVI , en 1 81 4 el 1 81 5 ? quel fruit lui est-il revenu d'une couronne donnée deux fois, et donnée à la face de toute TEurape? cap il n*a pas été comme ces sauveurs du royaume en serre chaude^ ses services ont eu pour garants les souverains^ qui sans lui auraient accepté le roi de Rome avec une régence. Le prince a eu pour récompense les avanies du château des Tui« leries, les coups de boutoir de Louis XVIII ^ l'aversion de Charles X/ Écarté des afTaircs'^ négligé, on n'a rien fail pour lui de personnel , d'éclatant; il a obtenu pour les siens ce que tout chef de famille influent se serait fait donner.

Poursuivi pendant quinze ans par la haine injuste et mal déguisée des royalistes, il la endurée. Ce n'est pas lui qui a fuit la révolution de juillet, quoiqu'il paraisse s'en vanter dans ses mémoires, jactance pardonnable à un vieillaixl qui, mêlé à tout par la supériorité de son esprit, veut avoir l'air d'avoir prévu, guidé, préparé tout, mais bien M. de Polignac et ses fatales ordonnances. Il en a profité! En quoi, s'il vous plaif?quel nouveau titre a-t-il eu? quelle décoration lui a-t-elle été donnée? Â-t*on ajouté à sa foi tune? jNou I eocoi*e

non ! il na recueilli aucun lucre d'un événement qui a fait accroilre la richesse du monarque et de kHis ceux qui Tont consommée. Il y a plus^ c'est lui qui la parée et honorée de son crédit européen^ lui qui Ta soutenue de sa haute expérience ; en un mot, c'est elle, elle qui lui doit beaucoup, et lui à elle , rien. Tout m*assure que la maison de Bourbon n'a pas, à celte dernière époque, perdu la couronne, bien qu'il y ait eu substitution de branche; elle le doit pour la troisième fois au prince deTalleyrand.

Homme d'Élat , comme il Ta prouvé, parmi les qualités nécessaires à un diplomate une seule lui a manqué, l'éloquence : tout discours d*apparat qu'il a prononcé, tonte pièce de longue haleine signée de son nom , lui appartiennent sans doute pour le fonds, mais non par la forme. Ceci est |>rouvé par la différence de style de chacun de ces morceaux , qui ont eu tous des facteurs particuliers.

En revanche , rien n'a été brillant à l'égal de l'esprit argent œmptant de son altesse; son dialogue a toujours été un peu d'artifice, ses phrases des pensées volantes et ses mots des étin**

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celle» de mille couleurs. J'aurais pu en sçiHer iRémoîres; mais ayant aperçu avec quel soin litrmême les avait élaguées de son manuscrit , je IM rais conformé à une Yolonté qui mo derenait manifeste; d'ailleurs, et attendu qu'on lui en a tant prêté 9 comment savoir positivement ceux qui Itii appartiennent , et dans le doute je sni$ la tnaxime ahsfiens-t&i.

Un jour que je le complimentais sur un mot etiarmant que Millevoye venait de me répéter eii le donnant du cru du prince , il me n^pondit aree humeur :

fr II y a quinse jours que je n'ai vuperMnne ni ouvert la bouche.

— On prête aux riches , » repartis-je.

rr C'est possible, mais, » ajouta-t-il en posant le doigt sur une brochure, dont l'auteur avait mis effrontément à contribution l'esprit du prince sans le citer, convenez que bien plus souvent on leur emprunte, ctque, tandis qu'on les dé{K>aille de ce qu'ils tiendraient a conserver, on les affuble de cent pauvretés queles badauds acceptent, grâce au cachet de l'ériquette,

— Ah ! prince, » m'écrîai-je alors, w vows dr*

mimiez la I)eaiitc du cadeau que vous venez de me faire (ses mémoires , que je tenais encore dans ma main).

— Comment?

— On dira que j'ai mis mon travail à l'abri de votre nom.

— N'en ayez pas de souci, ceux qui ne me reconnaîtront pas dans mon œuvre ne seront pas en état de la juger, et ceux qui me connaissent ne me renieront pas sous le couvert de votre nom. »

C'est par ces paroles du prince que j'achèverai ces quatre volumes , où je n'ai pas épuisé le porle« feuille précieux qui se rattache à lui.

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