‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 158 sur 259 · LONDRES ET LES MŒURS ANGLAISES · texte numérisé non relu

LONDRES ET LES MŒURS ANGLAISES

Lorsque je débarquai auprès de Londres, c'était dans le milieu du printemps-, le ciel était sans nuages, comme dans les plus beaux jours du midi de la France; l'air était rafraîchi par un doux vent d'occident, qui augmentait la sérénité de la nature, et disposait les esprits à la joie : tant nous sommes machines, et tant nos âmes dépendent de l'action des corps! Je m'arrêtai près de Greenwicli, sur

1. La diatribe de Voltaire s'applique justement aux guerres politiques de son temps, dont en général le patriotisme n'avait cure ; mais on avait vu avant lui, et l'on a vu depuis, des guerres nationales dont l'enjeu n'érliappc pas à ceux qui s'y trouvent engagés, cl où l'Iiéroïsmc s'accorde pleinement avec la raison.

La guerre est p|us que jamais un fléau, matribus deteslatn; les philosophes peuvent toujours la maudire, mais non plus la touiner en dérision.

2. En mai 1"26. — Voltaire ) allait en exil, après son alTaire avec le chevalier de Rohau.Voy./K/;oi., page IX.

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