Voltaire et Mme Deuis
G. Ce Troncliiii, banquier à Lyon,
Cos Pichons sont une race de femmes de chambre et de domestiques, transplantée à Paris par Mme Denis et consorts. Un Pichon vient de mourir à Paris, et laisse de petits Pichons. J'ai dit qu'on m'envoyât un Pichon de dix ans pour l'élever; aussitôt un Pichon est parti pour Lyon. Ce pauvre petit arrive, je ne sais comment; il est à la garde de Dieu. Je vous prie de le prendre sous la vôtre. Cet enfant est ou va être transporté de Paris à Lyon par le coche ou par charrette. Comment le savoir? où le trouver? J'apprends par un Pichon des Délices que ce petit est au panier* de la diligence. Pour Dieu, daignez vous en informer; envoyez-lenous de panier en panier; vous ferez une bonne œuvre. J'aime mieux élever un Pichon que servir un roi, fût-ce le roi des Vandales-.
Vous savez la prise de GabeH et du beau régiment le vieux Wurtemberg à parements noirs; plus, cinq cents housards prisonniers. Si on prend Gôrlitz*, qui est au delà de Cabel, on est en Silésie; cependant l'ennomi est toujours en Bohème^. On se livre dans Vienne à une joie
parent du célèlire médecin qui soipnait Voltaire, possédait la confiauce du cardinal de Tencin. archevè(iue de Lyon et ancien ministre.
Il secondait Voltaire dans les négociations auxquelles celui-ci s'employait entre Frédéric et la cour do France, à l'cU'et de préparer entre eux la paix.
1. Caisse d'osier, qu'on i)laçait devant ou derrière le coriii', et où Ton mettait des colis ou des voyageurs.