C'est le mot de Louis XV
2. Par la suppression de V Encyclopédie et par l'iulerdiction de se faire admettre à aucune académie.
5. Grimm avait placé deux épîtres dédicatoires satiriques à Mmes de Robecq et de La Mark en tète de la
traduction du Yero nmico et du Paire di fnmiglin de Goldoui, par Deleyre. Diderot avait pris la responsabilité des deux épîlres pour décharger Grimm, son aii.i; et la générosité de sa conduite avait été reconnue par les offensées elles-mèincs.
CORRESPONDANCE
les livres, et je ne veux plus penser qu'à ma charrue et à mon semoir.
Jlais permedez-moi de vous demander très instamment des preuves; souffrez que j'écrive aux amis de ces dames. Je veux absolument savoir si je dois mettre ou non le feu à ma bibliothèque.
Mais si Diderot a été assez abandonné de Dieu pour outrager deux dames respectables, et, qui plus est, très belles, vous ont-elles chargé de les venger? Les autres personnes que vous produisez sur le théâtre avaient-elles eu la grossièreté de manquer de respect à ces deux dames?
Sans jamais avou' vu M. Diderot, sans trouver le Père de famille plaisant*, j'ai toujours respecté ses profondes connaissances; et, à la tèle de ce Père de famille, il y a une épitre à Mme la princesse de Nassau qui m'a paru le chefd'œuvre de l'éloquence et le triomphe de Vttumanité"^; passez-moi le mot. Vingt personnes m'ont assuré qu'il a une très belle âme. Je serais affligé d'être trompé, mais je souhaite d'être éclairé.
La faiblesse liuinaine est d'apprendre Ce qu'on ne voudrait pas savoir'.
Je vous ai parlé, monsieur, avec franchise. Si vous trouvez dans le fond du cœur que j'aie raison, voyez ce que vous avez à faire. Si j'ai tort, dites-le-moi, faites-le-moi sentir, redressez-moi. Je vous jure que je n'ai aucune liaison avec aucun encyclopédiste, excepté peut-être avec M. d'Alembert, qui m'écrit, une fois en trois mois, des let-
1. Drame en prose de Diderot, qm mérite les réserves de Voltaire; il l'ut joué le 18 février 1761 ; mais il était imprimé depuis l/îiS.