‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 241 sur 259 · A M. DUCLOS · texte numérisé non relu

A M. DUCLOS

Au cliâteau tle Fenioy, 12 février (17601.

Je croirais, monsieur, manquer à mon devoir, si je ne donnais part à TAcadémie du mariage de l'unique héritière (hi nom de Corneille avec M. Dupuits, joune gentilhomme liiein de mérite, cornette de dragons dans le régiment de M. le duc de Chevreuse*, gouverneur de Paris. Ses terres touchent aux miennes; rien n'était plus convenable. C'est un établissement avantageux. Mlle Corneille en est en partie redevable à la protection de l'Académie, qui a honoré en elle le nom du grand Corneille, et qui a favorisé les sous- ( riptions de l'édition à laquelle je travaille continuellement, en faveur de sa nièce.

jviiit prescrit le refus des ilcrnicrs -Licremcnts etivei"s quicouque ne inéseiilerait j.as un billet de conti'^sion. signé d'un (.rêtrc soumis à la bulle Uni(jeniiiis. rendue eu 171 j par le pape Clément XI, contre riii-i'ésie janscnislc. Celte question t'iail la cause de conliruiels conflits

entre les Parlements et le clergé.

1. Ce duc de Chevreuse, fds du duc de Luynes dont nous possédons les ilémoivcs, cl arrière-petit-lils du duc de Chevreuse, ami et élève de Fénelon, était lieutenant général dos armées du roi, et colonel général des dragons.

CORRESPONDANCE

Je crois qu'il sorait honorable pour la littérature que l'Académie daignât ni'autoriser à signer pour elle au contrat de mariage. Le nom de Corneille peut mériter cette distinction. Vous me donneriez permission, monsieur, de) mettre le nom du secrétaire per|)étuel, de la part de l'Aca-l demie*; ou bien vous auriez la bonté de m'envoycr les) noms de messieurs les académiciens présents, en m'autorisant à honorer le contrat de leurs signatures. Ce dernier parti me paraît d'autant plus convenable que je compte signer pour M. le maréchal de Richelieu, conune doyen de l'Académie. J'attends les ordres de l'Académie, en laissant pour leur exécution une place dans le contrat.

Je vous prie, monsieur, de présenter à nos confrères mon pi'ofond respect.

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