‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 98 sur 259 · C'est aux siennes qu'il pense · texte numérisé non relu

C'est aux siennes qu'il pense

o. A Simon Vouol qui, sans pouvoir être égalé à Puussin, est ccpeuilaul beaucoup mieux qu'uu mauvam peintre.

barbarismes, les sentiments les plus faux, l'ampoulé le plus ridicule ne sont pas sentis pendant un temps, parce que la cabale et le sot enthousiasme du vulgaire causent une ivresse qui ne sent rien. Les connaisseurs seuls ramènent à la longue le public, et c'est la seule dilTérence qui existe entre les nations les plus éclairées et les plus grossières ; car le vulgaire de Paris n'a rien au-dessus d'un autre vulgaire; mais il y a dans Paris un nombre assez considérable d'esprits cultivés pour mener la foule. Cette foule se conduit presque en un moment dans les mouvements populaires; mais il faut plusieurs années pour fixer son goût dans les arts.

{Dict. philos., GoÙT.)

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