I. Nom de l'architPCte du Parthénon
170 CIIATE.VrRiilAM».
(lu lil le plus délié. Afin li'alieindre h cette rare perfection, on amenait d'abord le marbre à sa plus juste coupe avec le ciseau : ensuite on faisait rouler les deux pièces lune sur l'autre, en jetant au centre du frottement du sable et de l'eau. Les assises, au moj'en de ce procédé, arrivaient à un aplomb incroyable : cet aplomb, dans les tronçons des colonnes, était déterminé par un pivot carré de bois d'olivier.
Les rosaces, les plinthes, les moulures, les astragales, tous les détails de l'édifice, offrent la même perfection; les lignes du chapiteau et de la cannelure des colonnes du Pharthénon sont si déliées, qu'on serait tenté (le croire que la colonne entière a passé au tour; des découpures en ivoire ne seraient pas plus délicates que les ornements ioniques du temple d'Érechthée : les cariatides du Pandroséum sont des modèles. Enfin, si, après avoir vu les monuments de Rome, ceux de la France m'ont paru grossiers, les monuments de Rome me semblent barbares depuis que j'ai vu ceux de la Grèce : je n'en excepte point le Panthéon, avec son fronton démesuré. La comparaison peut se faire aisément à Athènes, où l'architecture grecque est souvent placée tout auprès de l'architecture romaine.
J'étais au surplus tombé dans l'erreur commune louchant les monuments des Grecs : je les croyais parfaits dans leur ensemble, mais je pensais qu'ils manquaient de grandeur. J'ai fait voir que le génie des architectes a donné en grandeur proportionnelle à ces monuments ce ([ui peut leur manquer en étendue; et d'ailleurs Athènes est remplie d'ouvrages prodigieux. Les Athéniens, peujile si peu riche, si peu nombreux, ont remué des masses gigantesques : les pierres du Pnyx sont de véritables quartiers de rocher; les Propylées formaient un travail immense, et les dalles de marbre qui les couvraient étaient d'une dimension telle qu'on n'en a jamais vu de