S CHATEAlIililANI
sa famille, savoir : une parure complète, le jupon (Técorce de mûrier, le corset pareil, la mante de plumes d'oiseau ou de peaux de martre, les inocassines brodées en ]ioil de ])Orc-épic, les bracelets de coquillag-es, les anneaux ou les perles pour le nez et pour les oreilles.
A ces vêlements sont mêlés un berceau de jonc, un morceau (Fagaric', des pierres à fusil pour allumer le feu, la cliaudièi'e pour faire bouillir les viandes, le collier de cuir pour porter les fardeaux, et la bùclie du foyer. Le berceau fait palpiter le cœur de l'épouse, la cbaudière el le collier ne l'effrayent point : elle regarde avec soundssion ces marques de l'esclavage domestique.
Le mari ne demeure pas sans leçons : un casse-tête, im arc. une pagaie, lui annoncent ses devoirs : combattre, cliasser et naviguer. Cbez quelques tribus, un lézard vert, de cette espèce dont les mouvements sont si rapides que l'œil peut à peine les saisir, des feuilles mortes entassées dans une corbeille, font entendre au nouvel époux que le temps fuit et que l'bomme tombe. Ces jieuples enseignent par des emblèmes la morale de la vie, et rappellent la part de soins que la nature a distribués à chacun de ses enfants.
Les deux époux, enfermés dans le double cercle des douze parents, ayant déclaré qu'ils veulent s'unir, le plus vieux parent prend le roseau de six i)ieds ; il le sépare en douze morceaux, lesquels il distribue aux douze témoins : chaque témoin est obligé de représenter sa portion de roseau, pour être réduite en cendres si les époux demandent un jour le divorce.
Les jeunes fdles qui ont amené l'épouse à la cabane du plus vieux parent l'accompagnent avec des chants à la hutte nuptiale : les jeunes guerriers y conduisent de leur côté le nouvel époux. Les conviés à la fête i-etournent à