‹ ExtraitsChapitre 262 sur 285 · S0U]MI · texte numérisé non relu

S0U]MI

De celle prédis|»ûsilion des esprils il résuUe (|u'on n'imagine d'autres moyens de toucher que des scènes d'échafaud et des mœurs souillées : on oublie que les vraies larmes sont celles que fait couler une belle poésie et dans lesquelles se mêle autant d'admiration que de douleur'; mais à présent que les talents se nourrissent de la Régence et de la Terreur, qu'était-il besoin de sujets pour nos langues destinées si tôt à mourir? 11 ne tombera plus du génie de l'homme quelques-unes de ces jiensées qui deviennent le patrimoine de l'univers.

Voilà ce que tout le monde se dit et ce que toul le monde déplore, et cependant les illusions surabondent, et plus on est près de sa fin et plus on croit vivre. On aperçoit des monarques qui se figurent être des monarques, des ministres qui pensent être des ministres, des députés qui prennent au sérieux leurs discours, <les propriétaires ([ui. possédant ce malin, sont persuadés

I. Tout ceci est i''vi(lftmment à l'adfps^f de^ iMmnntii|iie<. Ucn'- n'.i |i.i> '•ti- tenilre pour ceux qui sont sortis de lui.

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