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ÉLOGE DES CURES

(Juant aux curés, ils étaient pleins de préjugés et d'ignorance : mais la simplicité du cœur, la -sainteté de la vie, la pauvreté évangélique. la charité céleste, en faisaient la partie la plus respectable de la nation. J'en ai connu quelques-uns qui semblaient moins des hommes que des esprits bienfaisants descendus sur la terre pour soulager les maux de l'humanité. Souvent ils se dépouillèrent de leurs vêlements pour en couvrir la nudité de leurs semblables ; souvent ils se refusèrent la vie même pour nourrir le nécessiteux. Qui oserait iY'proci)er à de tels hommes quelque sévérité d'opinion? Qui (le nous, superbes philanthropes, voudrait, durant la l'igueur des hivers, dans l'épaisseur des ténèbres, se voir réveillé au milieu de la nuit, pour aller porter au loin dans la campagne un Dieu de vie à l'indigent expirant sur un peu de paille? Qui de nous voudrait avoir sans cesse le cœur brisé du spectacle d'une misère qu'on ne peut secourir? se voir environné d'une lauiillr à moitié nue, dont les joues creuses, les yeux

1. Fomlement solide. Le palladium l'tait une statue de Pallas qu'un vrui'rait comme étant le page de la conservation de Troie.

:)-2 CIIATl'AriilUAM).

hàvrs, annonccnl rardeur de la faim cl de lou.s les Iicsoins? Consentirions-nous à suivre le curé de la ville dans le séjour du crime et de la douleur, pour consoler le vice cl rinipurelé, sous ses rorines les plus dégoùlanles, pouj- verser l'espérance dans un cœur désespéré? (jui de nous enfin voudrait se séquestrer du monde des heureux, pour vivre éternellement parmi les soulYrances; et ne recevoir en mourant, pour lant de bienfaits, que rinu'i'aliludc des pauvres c| la calomnie des riches?

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