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(II' s;issa('i';is ' : cii cl l,i ciTiiiciil (lr> liidicniics. ;nis>i li'Lirn's (|iic !(■> Iiii-lirs avec lcs(|ii('llcsollos hondissaicnl : Iciii- liras pauclir rlail (■liai'ii'('' iriine corboillo suspondiic ;i iiiic loniiuc rcoicc ilr li(iiil('aii ; rllos cuoillaicnl les tVaix's. (loiil l'incai'iial Iciuiiail Iciiis doipls et les gazons daleiilour. Renr descend i\r la cidliiic cl s'avance vers le village. Les rcinnics s'ari'claiciil ;i (|iielque distance |i(iiii' voir passer les ciraiigers. cl puis s'enfuyaient vers les bois : ainsi des coldiulies regardent le chasseur du haut d'une roche clev(''e, cl s'envolent à son approche.
Les voyageurs aiaavenl aux pi'eniières cabanes du grand \illage ; ils se pivsentent à la jiorte d'une de ces rabanes. Là une l'aujiHe assemblée était assise sur des uaites de jonc ; les hommes l'iimaient le calumet; les l'emmes filaient des nerfs de chevreuil. Des melons d'eau, des plakniines- sèches, et des poninu's de mai, étaient posés sur des feuilles de vigne vierge au milieu du cercle : un nœud de bambou servait poui' boire l'eau d'éi'able.
Les voyageurs s'arrêtèrent sur le seuil, et. dirent : fi Nous sommes venus. » Et le chef de la famille répondit : « Vous êtes venus, c'est bien. » A|»rès (pioi chaque voyageur s'assit sur une natte, et jiartagea le festin sans parler. Quand cela fut fait, un (\t's interprètes éleva la voix, et (lit : (' Où est le soleil"'? » Le clief répondit : (i A])sent. » Kl le silence recommeiK^a.
Lue jeune fille |)arut à l'entiée de la caban(\ Sa taille haute, fine etdéliée, tenailàla fois de l'élégancedu palmier e| d(^ la faiblesse du ros(>au. Quelque chose de souffrant el de rêveur se mêlait à ses grâces pi-esque divines. Les Indiens, pour peindre la liistesse et la heauli'' de Célula, disaient qu'elleavait le regard de laXuitet le sourire de