Six semaines, de la mi-septembre au 25 octobre
mais c'était précisément ce qu'il me fallait. Je compte ces (It'iix mois pour le teuips le plus heureux de ma vie, et It'Uemeiit heureux, ipi'il m'eût sul'li durant toute mon existence, sans laisser naîlre un seul instant dans mon ;iine le désir d'un autre état.
Quel était donc ce bonheur, et en quoi consistait^ sa jouissance? Je le donnerais à deviner à tous les hommes (le ce siècle sur la description de la vie que j'y menais.. Le précieux far niente l'ut la première et principale de ces jouig^ances gutTje vonins s;iv(nn'f'r dans (ouïe s;i doureiir, • ■I tout ce que je lis dinMiil iimii st'-joiir ne lui eu rll'c.l (pie r occupation délirii iivc ri m'i «--■^iiiit' d'iin lioiiiiiic (pii s'est dévoué à l'oisivet)'.
L'espoir qu'on ne demanderait pas mieux que de me laisser dans ce séjour isolé où je m'étais enlacé de moil même, dont il m'était impossible de sortir sans assistance et sans être bien aperçu, et où je ne pouvais avoir ni communication ni correspondance que par le concours des gens (|ui m'entouraient; cet espoir, dis-je, me donnait celui d'y finir mes jours plus tran(|uillement que je ne les avais passés; et l'idée que j'avais le temps de m'y arranger tout à loisir fit (pie je commençai par n'y faire aucun arrangement. Transporté là brusipiement, seul et nu, j'y fis venir successivement ma gouvernante, mes livres et mon petit équipage, dont j'eus le plaisir de ne rien ^' déballer, laissant mes caisses et mes majj[es comme elles ^^ étaient arrivées; et vivant dans rh.ibitation où je
comptaisA-vw
achever mes jours, connut^ dans une au|^ge dont j'aurais ybi dû partir le lendemain. Toutes choses, telles qu'elles étaient, allaient si bien, <|ue vouloir les mieux ranger était y gâter quelque chose. Un de mes plus grands délices'