C'est ce qu on avait vu ea France à la mort de Louis XIV
ront-elles à le couronner? Et si l'éducation royale corrompt nécessairement ceux qui la reçoivent, que doit-on espérer d'une suite d'hommes élevés pour régner? C'est donc bien vouloir s'abuser que de confondre le gouvernement royal avec celui d'un bon roi. Pour voir ce qu'est ce gouvernement en lui-même, il faut le considérer sous des princes bornés ou méchants; car ils arriveront tels au trône, ou le Il une les rendra tels.
Ces difficultés n'ont pas échappé à nos auteurs*; mais ils n'en sont point embarrassés. Le remède est, disent-ils, d'obéir sans murmure : Dieu donne les mauvais rois dans sa colère, et il faut les supporter comme des châtiments du ciel. Ce discours est édiliant, sans doute; mais je ne sais s'il ne conviendrait pas mieux en chaire que da^is un livre de politique. Que dire d'un médecin qui promet des miracles, et dont tout l'art est d'exhorter son malade à la patience? On sail bien qu'il faut souffrir un mauvais gouvernement quand on l'a : la question serait d'en trouver un bon.