F.X. Garneau [microforme]
Si les premiers pas sont difficiles dans la carrière des lettres et des sciences, si les avantages que procure la culture de l'esprit ne sont pas toujours, dans un pays nouveau, appréciés à leur juste valeur par une L 1) ops trop préoccupée d'intérêts matériels, il viendra un temps, sans doute, où pleine justice sera rendue à ceux qui auront fait des sacrifices pour la belle cause qui puisse occuper
attention des sociétés.
F,. X. GARNFAU, Voyage.
En 1850, l’école militaire de Saint- Cyr était témoin d'un spectacie qui peut donner une idée de l'intérêt qu'offre l’histoire du Canada.
Les élèves, réunis autour de la
chaire du savant professeur d'histoire, M. L. Dussieux, écoutaient, pour la première fois, le récit de la fondation et de l'établissement de la Nouvelle-France. C'était un monde doublement nouveau pour ce jeune auditoire : chaque lecon était suivie avec un intérêt toujours croissant. L’ardente et sympathique jeunesse tressaillait d’émotion au récit des grandesactions pi ont ülustré le nom français en
mérique. Lorsqu’enfin le professeur, vivement impressionné, en vint à l’histoire de la dernière lutte qui coûta le Canada à la France, lorsqu'il déroula cette héroïque page de nos annales militaires, d’enthousiastes applaudissements éclatèrent dans tout l’auditoire. :
1. Ce trait est rapporté par M. Dussieux lui-même au commencement de son esquisse intitulée: Le Canada sous la do:
mination française, ouvrage écrit avec la plume d’un savant et le cœur d’un :oldat.
xssieux on e8la doavec la soldat.
Cette scène émouvante en dit plus que tous les commentaires possibles sur la beauté de l'Histoire du Canada; et c’est à cette magnifique épopée que l'historien dont notre pays déplore la perte, a attaché son nom, devenu désormais immortel comme les souvenirs qu'ilaretracés.
Ancêtres de M. Garneau—Son enfance— Son éducation.
Le fondateur de la famille Garneau, en Canada, faisait partie de la nombreuse émigration venue du Poitou en 1655. M. Louis Garnault était natif de la paroisse de la Grimoudière, diocèse de Poitiers. Il épousa, à Québec, le 23 juillet 1663, Marie Mazoué, native de la Rochelle. En 1667, on le retrouve porté au recensement de
la Côte-de-Beaupré. Il s'établit à I . l'Ange-Gardien. | | L'arbre généalogique suivant de | l la famille de M. Grarneau est ex- | trait du Dictionnaire généalogique | de toutes les Familles Canadiennes | V par M. l'abbé Tanguay : 1 | PIERRE GARNAULT.—JEANNE | V.
| BARAULT—de la paroisse de
la Grimoudière, diocèse de Poitiers.