‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 128 sur 182 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Puis il se demanda quelle bonne firesse Pourrait, dans le moment, Assez facilement Remplacer la force perdue.

—Ce cher coq je le tiens!

Cria-t-il tout à coup aux siens, Et l'affaire n’est pas ardue :

Vous allez venir, mes petits, Je vais vous dire convertis.

Laissez-moi prendre un peu d'avance, Le coq ne croira point qu’on est de connivence. Je vais jui faire un beau discours, Un discours insigne,

Et, sur un signe, Vous me prôterez du secours.

Tous les jeunes putois jurèrent sur leur tête Que les poules et les poulets, Grassets et maigrelets, Seraient l’objet de leur conquête, Et l’on se mit en route.

Au village arrivé,

Le vieux putois, d’un air fort tendre, | , . . . 1 Dit au coq qui chantait sur un toit élevé | | M

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De vouloir bien daigner l'entendre Ne fut-ce qu'un petit instant, Et de descendre alors, même tout en chantant,

Le coq savait fort bien que le vieux quadrupède

Ne pouvait lui faire aucun mal, Il descendit.

—Mon cher, dit le fourbe animal, A nos longs désaccords j'ai trouvé le remède : On ne vous mange plus, on mange du fretin.

Si la repentance est tardive Le ferme propos est certain ; Et, pour vous rassurer contre la récidive, En putois prudents, Nous nous sommes Ôtés les dents, Regarde !...

Il ne m'en reste plus, et j'en avais pourtant ! Tous les miens en ont fait autant, Et ce sera ta sauvegarde.

Tu vas les voir bientôt ; ils vont venir ici.

—Ïls vont venir? Merci!

Ce sera belle fête :

Je monte sur ce faîte Pour les voir arriver,

de

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