‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 154 sur 182 · LE NUAGE ET LE SOLEIL À · texte numérisé non relu

LE NUAGE ET LE SOLEIL À

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“ Le soleil rayonnait sur les bois et les plaines | Depuis longtemps, Et les promesses du printemps Devenaient vaines ; |4 Les cieux étaient sereins, rien n’en tachait l’azur ; La terre était dans la souffrance ; La fleur inclinait son front pur, Et l'espérance Ne germait plus dans le sillon. | Un nuage parut comme un noir tourbillon : U

—Ï] est temps que j'arrive, Cria-t-il au soleil, Si je veux que la terre vive Et secoue un peu son sommeil ; Tu crois la réchauffer et ton rayon la brûle ; Recule !

Laisse-moi réparer les maux Que tu causes en mon absence.

Le nuage, à ces mots, Pour montrer sa puissance, Ouvre son aile sombre et voile le ciel d’or.

Il fit longtemps pleuvoir, et la terre, inondée Par cette interminable ondée, Souffrit encor.

Alors l'inquiétude Entra dans l’âme des humains, Et puis la multitude, Vers le ciel élevant les mains, Supplia le Dieu sage De mettre enfin d'accord et soleil et nuage.

Le Seigneur entendit ses vœux.

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