‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 50 sur 182 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

— Notre jeune ennemi sans pitié nous immole : Il nous guette partout, Ma douceur est à bout, IT faut lui faire entendre Ce que l’on doit attendre L' D'un rat digne de ce nom !

— Non! 1 Reprit un autre énergumène,

Ne nous laissons plus effrayer Par ce bambin qui nous malmène, Qui sait à peine bévayer

Et se vante de son mérite !

ave : —Sa lacheté m'irrite, Dit sur le même ton Û Un raton ; Il se cache pour nous surprendre Et n’agit que sournoisenient,

— Lorsqu'il nous tient séparément | IL est plus fort que nous, cela doit se comprendre ; î Il ne le sera pas si nous nous unissons, | Dit un autre opinant à la mine superbe. ;

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On fit longtemps encor de l’éloquence acerbe, Et l’on voyait courir d’énergiques frissons Dans l’illustre assemblée.

On décida d'emblée D'aller en plein soleil provoquer maître chat, Et, par un coup brillant, de faire le rachat De l'antique indépendance Des rats et des souris.

Devant tant de héros le pauvre chat, surpris, Perdrait bien son outrecuidance it fuirait tout confus.

On comptait là-dessus.

On partit plein d’ardeur pour tenter l'aventure, Mais le chat qui guettait au bord de lo ure Mais le chat qui guettait au bord de l’ouvertur Par où les valeureux s’attendaient de sortir, Miaula tout à coup d’une voix ironique.

Les rats furent saisis d’une affreuse panique,

Et chacun &ans son trou s’en alla se blottir.

Vous n'aurez jamuis de problèmes En multipliunt des zéros, Multipliez les poltrons mêmes Vous n'aurez jumuis de héros.

FABLE VI

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