‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 53 sur 182 · LA PLUME ET LE PIN · texte numérisé non relu

LA PLUME ET LE PIN

Une plume légère, — Non pas la plume mensongère Du journaliste besacier Ou du poète romancier, Mais la plume d’une hirondelle, D'un étourneau

Ou d’un moineau, Je ne sais trop laquelle, —

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Une plume, toujours, par le souffle du vent S'envolait emportée, Comme cela se voit souvent.

Passant à la portée D'un pin majestueux, Elle lui fit, d’un air présomptueux, Cette ridicule menace :

— Pin, courbe-toi, sinon je t’écrase sur place ! Ne me demande pas pourquoi, Mais regarde derrière moi.

—Je vois en effet sur la plaine, | Dit le pin dédaigneux, des arbres entassés, Mais, va! ce n’est point toi, c’est le vent qui t’entraîne |

Qui les a terrassés.

Plus dun homme léger qu'un sot orgueil consume Croit tout régenter de son fouet, |

Et, comme "tte plume, 1

N'est lui-méme qu'un jouet.

entraîne

NSUNLE

FABLE VIII

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