LIVRE TROISIÈME
Les cigales, prudentes, Font entendre leurs voix stridentes
Dans les beaux jours d'été, quand les vives chaleurs Rayonnent dans les airs et sur les champs en fleurs, C'est toujours le beau temps que leurs chants nous annoncent: L'homme et l’insecte, alors, se hâtent au labeur, Mais quand se tait leur voix tous les sourcils se froncent
Et tout nuage nous fait peur,
Quand la chaude saison fut enfin revenue, La cigale méconnue Se cacha, sur un arbre épais, Tont près de la fourmi qui travaillait en paix, Puis, au lieu de chanter quand un soleil superbe De ses l'A VOS Dans les sillons Plongeait l'étincelante gerbe, Elle chanta sous le ciel moir
A l'approche de lorage.,
Foujours trou] de 6h son CSPOIT, La fourmi ne tit point d'ouvrage Et lorsque l'hiver arriva
HIDT rupide,
Son greiler se troumi
Presque vide, Ft ce fut à son tour, alors, de mendier.
Elle frappa chez sa voisine, Où l'on faisait bonne cuisine, Et se mit à psalmodier Avec beaucoup de modestie, Pour attirer la sympathie, L'histoire de sa pauvreté,
— Votre sort ne fut point, sans doute, mérité ? Dit, d’une voix bénigne, La cigale maligne Que la fourmi ne reconnaissait pus.
—Si j'avais moins donné, reprit la mendiante, Vous ne me verriez point, honteuse et suppliante, De porte en porte ainsi traîner mes pas.
—Je vous crois bien, et je badine :
Mais venez; c’est l’heure où je dîne, Et le dîner est servi.
Or, la table était magnifique. * Le dîner fut suivi
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