LES DEUX FONTAINES
Dans une prairie Flétrie Souvent À Par l’haleine du vent Et les ardeurs croissantes Du soleil, Quelques fleurs languissantes Virent, à leur réveil,
mi rpg RONA
Deux nouvelles fontaines D’une eau limpide pleines Jusques au bord.
Ce fut d’abord Grande allégresse, Et l’on rit de la sécheresse Qui menacait encor De ralentir dans leur essor Les jeunes tiges ; L'on crut que les derniers vestiges Des jours mauvais Allaient s’effacer à jamais.
L'une des fontaines profondes, Grazouillant comme les oiseaux, Promena parmi les fleurs blondes Un joli filet de ses eaux ;
Mais l’autre, qui craignait sans doute De voir son lit se dessécher,
En refusa même une goutte
‘Aux fleurs qui venaient en chercher.
Cependant la fontaine pure Qui s’épanchait dans la verdure Ne tarissait Aucunement ;