LA LIMACE ET LE ROSIER
Traînant avec lenteur sa glutineuse masse, Une limace Vient se coller sur un rosier, Et, dans sa turpitude, Prenant une fière attitude, Eui crie à plein gosier :
— Un beau rosier, vraiment, qui n’a que des épines Et quelques feuilles sans couleurs !
or éarimetutentontnnsnnns > = PA TR RES
Dis tone, l’ami, quand on est sans fruits et sans fleurs On ne craint guère les rapines ; L On fait l'important néanmoins.
L Tu ne veux point parler ? Ne vois-tu pas, au moins, Que je te souille ?
Allons ! grouille ; N'’as-tu pas de souci ?
Chasse-moi, si tu l’oses, Ou demande merci.
1 Le rosier, entr’ouvrant ses roses, | Lui dit é
E | —Tes insolents discours
: | Ne nous empêchent pas, moi de fleurir toujours 11 Et toi, pauvre grossière,
( De te traîner dans la poussière,
f Derrière le nuage épais [\ Souvent un beau soleil se joue...
| L'envie à la vertu jette parfois la boue, La vertu cependant plane sur elle en paix.
CCE
fleurs
ons,
FABLE XIV