‹ Fables canadiennes [microforme]Chapitre 98 sur 182 · LA LIMACE ET LE ROSIER · texte numérisé non relu

LA LIMACE ET LE ROSIER

Traînant avec lenteur sa glutineuse masse, Une limace Vient se coller sur un rosier, Et, dans sa turpitude, Prenant une fière attitude, Eui crie à plein gosier :

— Un beau rosier, vraiment, qui n’a que des épines Et quelques feuilles sans couleurs !

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Dis tone, l’ami, quand on est sans fruits et sans fleurs On ne craint guère les rapines ; L On fait l'important néanmoins.

L Tu ne veux point parler ? Ne vois-tu pas, au moins, Que je te souille ?

Allons ! grouille ; N'’as-tu pas de souci ?

Chasse-moi, si tu l’oses, Ou demande merci.

1 Le rosier, entr’ouvrant ses roses, | Lui dit é

E | —Tes insolents discours

: | Ne nous empêchent pas, moi de fleurir toujours 11 Et toi, pauvre grossière,

( De te traîner dans la poussière,

f Derrière le nuage épais [\ Souvent un beau soleil se joue...

| L'envie à la vertu jette parfois la boue, La vertu cependant plane sur elle en paix.

CCE

fleurs

ons,

FABLE XIV

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