ALLOCUTION
Ce! accueil me rassure, il me ûatle, il m'honore;
Et, fier de voire appel à de nouveaux tournois,
Je reviens près de vous causer comme autrefois,
A vos doctes conseils m'abandonner encore ,
Kt vous redemander, pour mes humbles essais,
L'espoir de mettre en œuvre avec quelques succès
Ces traits si délicats de finesse et de grâce
Qui font vivre les vers des successeurs d'Horace,
Ft nous font admirer, chez ceux des plus beaux jours,
Florian maintes fois, la Fontaine toujours.
La Fontaine ! ce nom commande la retraite ;
Qui voudrait lutter avec lui?
Qui ne sait que ce champ, dont la moisson fut faite
D'une manière si complète, Glané par quelques-uns, n'est qu'un champ de disette
Pour tous les glaneurs d'aujourd'hui?
La Fontaine! à ce nom sachons rendre les armes. Qui prétend l'imiter n'a pas compris ses charmes. Tout commerce avec lui se résume en un soin : L'étudier beaucoup, pour le suivre de loin.
ALLOCUTION. il
Car, pour les grâces du style Kt la profondeur du sens, Que ce soit a le rat de ville » Invitant le rat des champs » Dune façon fort civile » A des reliefs d'ortolans;
Que sur d'élégantes nattes Leur couvert se trouve mis, Kt que montrant blanches pâlies.
Certain chat de leurs amis.
Dérangeant le tète-à-tète, Les contraigne à la retraite Avant la fin du repas Par la crainte du trépas :
Qui n'a senti l'émoi d'un pareil trouble-féte ,
Et compris par quel art le talent du poète A su mettre en relief sous sa riche palette
Cette vulgaire vérité :
« Il n'est plaisir ni bien sans la sécurité? » Qu'ailleurs vous assistiez à l'oraison funèbre De ce pauvre Robin-Mouton,