‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 104 sur 271 · LA VIPÈRE ET LA SANGSUE · texte numérisé non relu

LA VIPÈRE ET LA SANGSUE

La vipère disait un jour à la sangsue :

Que notre sort est différent !

On vous cherche, on me mit : si l'on peut, on me tue;

,Et vous, aussitôt qu'on vous prend,

Loin de craindre votre blessure,

L'homme vous donne de son sang

Une ample et bonne nourriture :

Cependant vous et moi faisons même piqûre.

La citoyenne de 1 étang Répond : Oh que nenni, ma chère ;

La vôtre fait du mal, la mienne est salutaire.

Par moi plus d'un malade obtient sa guérison ;

Par vous tout homme sain trouve une mort cruelle.

Entre nous deux, je crois, la différence est belle : Je suis remède, et vous poison.

Cette fable aisément s'explique :

C'est la satire et la critique.

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