LE$ VŒUX
Des feux de deux époux qui s'aimaient tendrement, Sans qu'hymen leur eût fait aucun présent encore, Après bien des souhaits, on vit un fils éclore.
Dieu sait si cet événement Remplit le tendre espoir de ce couple charmant ! Par mille jeux on célébra l'aurore
De cet enfant si précieux.
Des deux époux cette heureuse naissance
Resserra de nouveau les nœuds.
Leur premier soin fut d'implorer les dieux Pour ce cher fils, douce et frêle espérance D'un avenir qui doit les rendre heureux.
Us ne demandent point les grandeurs, l'opulence; Hais qu'il devienne vertueux.
Puisse mon fils, disait le père, Dans le printemps de l'âge être sage et prudent ! Qu'il ait l'esprit docile et le cœur bienfaisant ;
Qu'il soit équitable, sincère; Qu'il abhorre le vice; et je mourrai content D'avoir fait ce don à la terre.
La mère de sa part disait : Qu'il sache aimer!