‹ Fables de Florian (volume 2)Chapitre 55 sur 271 · LIVRE n. FABLE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE n. FABLE XVIII

Gens de sac et de corde, infâmes ravisseurs,

Dont les appétits sanguinaires

Ont rempli la terre d'horreurs.

Je ne puis les changer, mais du moins je travaille

A préserver par nies conseils

L'innocente et faible volaille

Des attentats de mes pareils.

Je ne me trouve heureux qu'en me rendant utile; Et j'allais de ce pas jusque dans votre asile Pour avertir vos sœurs qu'il court un mauvais bruit, C'est qu'un certain renard, méchant autant qu'habile,

Doit vous attaquer cette nuit.

Je viens veiller pour vous. La crédule innocente

Vers le poulailler le conduit ;

A peine est-il dans ce réduit, Qu'il tue, étrangle, égorge, et sa griffe sanglante Entasse les mourants sur la terre étendus, Comme fit Diomède au quartier de Rhésus 51 - 5 *.

Il troqua tout, grandes, petites, Coqs, poulets et chapons ; tout périt sous ses dents.

La pire espèce de méchants Est celle des vieux hypocrites.

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