‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 119 sur 160 · LIVRF IV, FABLE XIV · texte numérisé non relu

LIVRF IV, FABLE XIV

Notre jeune seigneur, pour acquitter sa dette ,

Ordonne une coupe de bois.

Aussitôt les ormes , les freines , Et les hêtres touffus, cl les antiques chêne»,

Tombent l'un sur l'autre à la fois.

Les faunes , les sylvains , désertent les bocages; Les dryades en pleurs regrettent leurs ombragv^s ,

El le «lieu Pan , dans sa fureur, Instruit que le jeu seul a causé ces ravages , S'en prend à la Fortune : « 0 mère du malheur I

Dit-il ; infernale furie 1 Tu troubles à la fois les mortels et les dieux ; Tu te plais dans le mal , et la rage ennemie .. »

Il parlait , lorsque dans ces lieux

Tout à coup paraît la déesse. ( Calme, dit-elle à Pan, le chagrin qui te presse;

Je n'ai point causé tes malheurs :

Jême aux jeux de hasard , avec certains joui'urs, Je ne fais rien. — Qui donc fait tout? — L'adresse. »

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