XXI. Le Coq fanfaron K
Il fait bon battre un glorieux ; Des revers qu'il éprouve il est toujours joyeux; Toujours sa vanité trouve dans sa défaite
Un moyeu d'être satisfaite.
Un coq sans force et sans talent
Jouissait, on ne sait coniinenl.
D'une certaine renommée.
Cela se voit , dit-on , chez la gent empiumée, Et chez d'autres encor. Insolent comme un &jt, Notre coq traita mal un poulet de mérite.
La jeunesse aisément s'irrite.
Le poulet offensé le provoque aussitôt , Et, le cou tout gtinQé, sur lui se précipite.
Dans l'instant le coq orgueilleux Est battu, déplumé, reçoit mainte blessure; El, si l'on n'eût fini ce combat danî^ereux,
Sa mort terminait l'aventure.
Quand le poulet fut loin , le coq , en s'épluchant, Disait : t Cet enfant-là m'a montré du courage;
J'ai beaucoup ménagé son âge,
Mais de lui je suis fort content. »
Dn coq vieux et cassé , témoin do cette histoire,
I. Imite et presque traduit d'Iriarle, duut la fable a pom titra: Let Itois toqu