Plus je fais d'effons
2. L'idée de gène n'est pas à ?■& place dans une description destinée k peindre l'abondance et la prospérité. Fluriau exprime mieux ■a pensée deux vers plus loin lorsqu'il dit :
Des brebis Qéchissant sous le poids de leur laine.
Kti^ pourquoi dire de<>s fgis la môme ckose?
LIVhE I, FABLE 111. 5
Leur berger, mollement étendu sous un hêtre.
Faisait des vers pour son Iris, Les chantait doucement aux échos attendris. Et puis répétait l'air sur son hautbois champêtre '. Le roi tout étonné disait : « Ce beau troupeau Sera bientôt détruit; les loups ne craignent guère Les pasteurs amoureux qui chantent leur bergère; On les écarte mal avec un chalumeau.
Ah! comme je rirais!... » Dans l'instant le loup passe,
Gomme pour lui faire plaisir; Mais à peine il paraît, que , prompt à le saisir,
Un cliien s'élance et le terrasse.
Au bruit qu'ils font en combattant, Deux moutons effrayés s'écartent dans la plaine :
Un autre chien part, les ramène, Et pour rétablir l'orare il sufBt d'un instant. Le berger voyait tout, couché dessus* l'herbette,
Et ue cfuittait pas sa musette.
Alors le roi presque en courroux ^
Lui dit : u Comment fais-tu? Les bois sont pleinsde loups. Tes moutons gras et beaux sont au nombre de mille,
Et, sans en être moins tranquille.
Dans cet heureux état toi seul tu les maintiens! — Sire , dit le berger, la chose est fort facile ; Tout mon secret consiste à choisir de bons chiens *. •'