‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 28 sur 160 · LIVRE I, FABLE XI · texte numérisé non relu

LIVRE I, FABLE XI

Vers sa demeure nouvelle i

Un vieux chat, son compagnon,

Voyant sa surprise extrême,

En passant lui dit ce mot :

« Tu croyais donc, pauvre sot,

Que c'est pour nous qu'on nous aime * ! »

1 . Cette fable est une épigramme dont il ne faut pas faire une naxime générale. 11 y a des amitiés sincères.

Xll. Le Vacher et le Garde- chasse.

Colin gardait un jour les vaches de son père,

Colin n'avait pas de bergère.

Et s'ennuyait tout seul. Le garde sort du bois ; ' « Depuis i'aube, dit-il, je cours dans cette plaine Après un vieux chevreuil que j'ai manqué deux fois,

Et qui m'a mis tout hors dhaleine.

— 11 vient de passer par là-bas, Lui répondit Colin ; mais, si vous êtes las, Reposez-vous, gardez mes vaches à ma place ,

Et j'irai faire votre chasse, Je réponds du chevreuil. — Ma foi , je le veux bien ; Tiens, voilà mon fusil, premls avec toi mon chien,

Va le tuer. » Colin s'apprête S'arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqu'k regret,

Court avec lui dans la forêt. Le chien bat les buissons; il va, vient, sent, anête; El voilà le chevreuil.... Colin impatient

Tire aussitôt, manque la bête,

El blesse le pauvre Sultan.

A la suite du chien qui crie, i

Colin revient à la pi airie.

Il trouve le garde ronflant;

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