‹ Fables de Florian (volume 3)Chapitre 82 sur 160 · LIVRE III, FABLE IV · texte numérisé non relu

LIVRE III, FABLE IV

En multipliant votre espèce.

Je sais bien que sur votre dos Vous portez ses entants , sa femme, ses fardeaux ; Que vous ôtcs lé£;er, doux , sobre, infatigiible; J'en conviens franelienicnt : mais le rhinocéros

Des mêmes vertus est capable; Je crois même, soit dit sans vous mettre en courroux,

Que tout l'avantage est pour nous :

Notre corne et notre cuirasse

Dans les combats pourraient servir;

Et cependant l'hom.me nous cbasse, Nous méprise, nous hait , et nous force à le fuir.

— Ami , répond le dromadaire, De notre sort ne soyez point jaloux :

C'est peu de servir l'homme, il faut encor lui plaire. Vous êtes étonné qu'il nous préfère à vous ; Mais de cette faveur voici tout le mystère;

Nous savons plier les genoux. »

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