‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 120 sur 319 · DE LA RKINE MARIE · texte numérisé non relu

DE LA RKINE MARIE

En vain de ma douleur affreuse Ces murs sont les tristes échos :

En songeant que je fus heureuse , Je ne fais qu'accroître mes maux.

A travers ces grilles terribles Je vois les oiseaux dans les airs; Ils chantent leurs amours paisibles , Et moi je pleure dans les fers.

Quel que soit le sort qui m'accable , Mon cœur saura le soutenir.

Infortunée , et non coupable , Je prends pour juge l'avenir.

Perfide et barbare ennemie « On détestera tes fureurs , Et sur la tombe de Marie La pitié versera des pleurs.

Voûtes sombres, séjour d'alarmes,

Lieux au silence destinés ,

Ah ! qu'un jour passé dans les larmef

Est long pour les infortunés !

Les vents sifflent, le hibou crie.

J'entends une cloche gémir;

Tout dit à la triste Marie :

Ton heure sonne, il faut mourir.

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