‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 127 sur 319 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

Vous me louez, et je vous loue; Un pareil commerce est fort doux ; Mais les méchants et les jaloux Pourraient fort bien, je vous l'avoue.

Tant soit peu se moquer de nous.

Critiquez-moi plutôt , de peur que Ton ne pense Que j'aime par reconnaissance

Le talent dont le ciel a voulu vous douer.

J'aime mieux renoncer, d'une âme généreuse, A votre louange flatteuse, Qu'au doux plaisir de vous louer.

RÉPONSE A des vers de M. Didot , fih aine, sur Galâtee.

Didot, je sais pourquoi vous chérissez ma fille:

C'est que les mœurs de mes bergers

Sont les mœurs de votre famille.

Mais je devais trembler en songeant aux dangers

Qu'allait courir ma Galatée :

Heureusement votre nom l'a dotée.

Si le sien peut aller à la postérité.

Ce sera par vos soins et par votre suffrage. Je compte plus, pour l'immortalité,

Sur Didot que sur mon ouvrage. .

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