‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 192 sur 319 · ARLEQUIN , MEZZETIN · texte numérisé non relu

ARLEQUIN , MEZZETIN

Mezzet. N'est-ce pas ici , monsieur, que demeure une madame Argen* tine?

Arleq. Oui, monsieur.

428 LE BON MENAOB.

Mbzit. Ett-eUe chei elle , mondear ?

AiLEQ. Non , montieDr.

MgzzR. Peot-oo l'attendre , moniteur?

Ablbq. Non» monilear.

Mezzbt. Vousètet aon domestique, monsieur?

Ablbq. Oui , monsienr ; son premier domestique.

Mezzet. Vous voudrez donc bien lui donner cette lettre de la part de M. I^lio , et Yous prendrez le moment où die sera seule. Vous entendez bien.

Abliq. Non, monsieur.

MBzzrr. Je tous dis qu'il faut donner cette lettre à Totre matlresie le plus secrètement qoe tous pourrez , parce que, entre nous , je crois que c'est une lettre d'amour; et peut-être que madame Argentine a <|nelqoe père on quelque frère... Je n'en sais rien , moi; Je ne suis à M. Lélio que depuis huit Jours i mais tous, tous dcTCz être au fait.

ABUQ, surprii. Au fait?

Mbzzr. Oui , sans doute. Vous m'entendez ? Prenez donc des précaa-' tioni pour... Enfin, tous me comprenez.

Abubq. Je commence à tous comprendre.

Mezzbt. Ab çà ! n'allez pas faire quelque étonrderie : je tous ai tout confié , parce que tous saTcz bien qu'entre nous antres nous n'aTom rien de caché , et que le secret de nos maîtres appartient toiiioiirs à toute la compagnie.

ABLBQ. Sans doute.

Mezzbt. sVn va, et revient. Je pense à une cbose t allons attendre an cabaret le retour de madame Argentine.

- Ableq. Je tous suis bien obligé; je n'ai pas soif.

Mezzet. Ce sera donc pour une autre fois. Adieu , mon camarade. ( Il t?en va,)

ABLBQ., le raffpelani. écoutez donc, monsieur.

Mezzet. Qnoi?

ABLBQ. Etes>TOus nurié?

Mezzet. Oui , depuis longtemps.

Ableq. Et Totre femme est jolie?

MEzzrr. Très-Jolie. Pourquoi cela?

Ablbq. Pour rien. {Il le <a/ti0.) Adieu, mon camarade.

(Mezzelin tort,)

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