ARLEQUIN , MEZZETIN
Mezzet. N'est-ce pas ici , monsieur, que demeure une madame Argen* tine?
Arleq. Oui, monsieur.
428 LE BON MENAOB.
Mbzit. Ett-eUe chei elle , mondear ?
AiLEQ. Non , montieDr.
MgzzR. Peot-oo l'attendre , moniteur?
Ablbq. Non» monilear.
Mezzbt. Vousètet aon domestique, monsieur?
Ablbq. Oui , monsienr ; son premier domestique.
Mezzet. Vous voudrez donc bien lui donner cette lettre de la part de M. I^lio , et Yous prendrez le moment où die sera seule. Vous entendez bien.
Abliq. Non, monsieur.
MBzzrr. Je tous dis qu'il faut donner cette lettre à Totre matlresie le plus secrètement qoe tous pourrez , parce que, entre nous , je crois que c'est une lettre d'amour; et peut-être que madame Argentine a <|nelqoe père on quelque frère... Je n'en sais rien , moi; Je ne suis à M. Lélio que depuis huit Jours i mais tous, tous dcTCz être au fait.
ABUQ, surprii. Au fait?
Mbzzr. Oui , sans doute. Vous m'entendez ? Prenez donc des précaa-' tioni pour... Enfin, tous me comprenez.
Abubq. Je commence à tous comprendre.
Mezzbt. Ab çà ! n'allez pas faire quelque étonrderie : je tous ai tout confié , parce que tous saTcz bien qu'entre nous antres nous n'aTom rien de caché , et que le secret de nos maîtres appartient toiiioiirs à toute la compagnie.
ABLBQ. Sans doute.
Mezzbt. sVn va, et revient. Je pense à une cbose t allons attendre an cabaret le retour de madame Argentine.
- Ableq. Je tous suis bien obligé; je n'ai pas soif.
Mezzet. Ce sera donc pour une autre fois. Adieu , mon camarade. ( Il t?en va,)
ABLBQ., le raffpelani. écoutez donc, monsieur.
Mezzet. Qnoi?
ABLBQ. Etes>TOus nurié?
Mezzet. Oui , depuis longtemps.
Ableq. Et Totre femme est jolie?
MEzzrr. Très-Jolie. Pourquoi cela?
Ablbq. Pour rien. {Il le <a/ti0.) Adieu, mon camarade.
(Mezzelin tort,)