ARLEQUIN, CLÉANTE
Ableq. Arrive donc, mon ami ; j'ai tout plein de choses à te dicter; mets-toi là , et écris ce que je vais te dire.
Cléa. 8*as8ied, Quand vous voudrez , monsieur.
Ablbq. Mon ami, ce sont des couplets que j'ai faits pour la fête de ce soir. Ils ne sont pas encore finis; mais il faut toujours les écrire , parce que je n'ai point de mémoire, et mes vers m'échappent. .. avant d'être faits. Allons, prends du grand papier, le plus grand, et écris x Couplets à ma fille , le jour de sa fête .
Cléa., écrivant* Le jour de sa fête.
Ablbq. Ma fille...
CLÉA. Ne faut-il pas écrire d'abord sur quel air vous les avez faits?
Ableq. Sur quel air?
Cléa. Oui , monsieur.
Ableq. L'air ne me regarde pas; je ne me charge que des paroles.
Cléa. Mais puisque vous voulez que ces paroles se chantent , vous les avez faites sur un air.
Ablbq. Non , en vérité ; je n'y ai pas songé.
Cléa. Cela est pourtant nécessaire.
Ableq. Oh! bien tu feras l'air, toi, quand j'aurai fait les paroles. Je ne peux pas tout faire.
CLÉA. relit. Couplets à ma fille ^ le jour de sa fête,
Ableq. Fort bien. Écris à présent : Ma fille..-