‹ Fables de Florian (volume 4)Chapitre 237 sur 319 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MARCELLE, seule.

Ces pauvres enfants ! que de plaisir J'aurais perdu , si je n'avais pas fait semblant de dormir! Quand mon mari vivait et qu'il me faisait la cour, il y a bien longtemps de cela , je croyais que rien au monde ne pouvait valoir le bonheur d'être aimée d*un mari tendre et bon : je me trompais; un fils vaut mieux encore. L'amour maternel n'est mêlé d'aucun de ces petits tourments qni troublent souvent Tautre amour. Point de jalousie, point de défiance. On n*a pas même besoin d'être chérie autant qu'on chérit t on aime son fils, cela suffit; et quand on en est aimée comme je le suis, c'est un surcroît de bonheur que notre âme a pehie à soutenir. Mais que me veut M. Giraut?

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