SCÈNE xin
ABLEQUIN» ARLEQUIN CàDET.
AftLBQ. CADsr, se Croyant seul. Je n*ai Jamais pu rejoindre cette vo' leose; elle ne sait pas sûrement le cruel embarras où elle me met. Que deviendrai-je ? Il fait nuit, et je n'ai pas le sou. Si mademoiselle Rosette n'a pitié de moi , il faudra coucher dans la rue.
Ableq., â part. J'entends parier de Rosette.
Ableq. CADirr. J'ai envie d'essayer nne petite sérénade , cela engagera peut-être mademoisette Rosette k m'ouvrir sa porte. En conaciaioe, die peut bien me donner à souper la veille de notre mariage. Voyons.
{Il prépare sa guitare )
Ablbq., se levant. Que dit-il donc de mariage?
Ableq. cadet. Avec tout cela, cette voi^ise m'a paru gentille; sa co' 1ère m'aurait gagné le comr, si elle ne m'avait pas pris mes louis d'or, cb ! Rosette vaut mieux, elle donne au lieu de prendre. Allons, cfaantons-Iui quelque joli couplet : quand on veut plaire et qu'on n'a pas beaucoup d'amour, il fant tâcher d'avoir un peu d'esprtt. {Il accorde sa guitare.)
ARLEi^. aiguise sa batte sur la terre. J'accorde aussi ma guitare , moi.
Arlbq. cadet s'assied sur le batte de pierre, et chante :
Daigne ccontcr t'amanl ilddle et tendre Qnl vient encor te parler de ses teax : Lorsqu'il ne peut ni te voir ni l'entendre , En te chantant il est moins malhcttreun.